Blogs La chronique de Kayla K. Serial Loveuse : "Chaque marigot a son crocodile"
29 Décembre 2011 Écrit par 

Serial Loveuse : "Chaque marigot a son crocodile"

L’on entend communément que les femmes craquent sur les mauvais garçons.

Ces « Bad boys » qui ont mauvaise réputation, qui nous traitent comme des moins que rien, qui ne sont jamais disponibles ou qui ne sont pas là quand nous avons besoin d’eux, et nous laissent tomber à la moindre fausse note.

Nous avons, ou avons toutes eu, dans nos vies présentes ou passées, un « Bad boy ». Nous avons toutes porté dans notre cœur, un jour, l’un d’entre eux. Nous étions vulnérables face à son charisme, son charme « malsain », ce col de tee-shirt relevé, les cheveux toujours bien limités, un tombeur propre sur lui et net plus qu’il le faut.

« Je ne vais pas plus m’attarder sur la description de ces étalons, que nous serions aptes à reconnaitre dès le premier regard si nous restions objectives et indifférentes à leur charme... hmm »

A côté de ces bourreaux des cœurs sur lesquels nous et la majorité des femmes craquent, existe d’autres hommes. Ces mecs banals, qui se fondent dans la masse, derrière lesquels nous ne nous retournons pas dans la rue. Ils ne sont ni tape à l’œil, ni dans le vent… Et… seront sûrement de moins agréable compagnie lors de nos retrouvailles avec nos amis autour d’un dîner.

Passion ou tranquillité… ?

crocodileL’amour n’est pas forcément de la passion, et la passion n’implique pas forcément de l’amour. Les relations passionnelles sont si fortes, si intenses, si folles qu’elles ne tiennent ni compte de l’environnement, ni du contexte ou encore du bien-être des concernés. Quand elle est en nous, la passion nous met dans des états tels qu’il nous est difficile de faire la part des choses entre ce qui est bien et ce qui est mal. Nous redevenons adolescent, fougueux et inconscient, sans aucun discernement. Et cela peut nous mener à des états obsessionnels de non renonciation lorsque la relation ne va pas dans le sens que nous aurions souhaité… (mais ça c’est un autre sujet !)

Je pense par exemple à certaines d’entre nous, qui passionnées, s’enlisent dans des relations malsaines et aux effets négatifs (cf. des signes qui ne trompent pas)… Nos amis(es) hypocrites, ne voulant pas compromettre notre « amitié », ou ne voulant pas nous blesser, ne pourront pas nous dire la vérité sur leur assentiment concernant notre « couple ». Ceux/celles qui l’ont osé ont été classés dans la catégorie des persona non-grata… Si, si, nous portons des œillères et nous ne voyons que ce que nous voulons bien voir.

Loveuse en série… ?

D’une part, nous pouvons passer par de multiples relations aux fins dramatiques, n’aboutissant à rien de concret. Nous avions pourtant des critères bien définis, des standards en deçà desquels il aurait été difficile de descendre. Nous pensions avoir bien choisi nos compagnons parmi tant d’autres, et pourtant nos histoires ne s’étaient pas passées comme nous pensions qu’elles auraient dû.

Nous l’avions vu en notre petit amoureux de l’école primaire que nous tenions par la main, en rang avec nos petits camarades, lorsque nous rentrions en classe.

Il était aussi en ce garçon branché du lycée, celui qui fit chavirer puis brisa notre cœur naïf.

A l’aube de l’âge adulte, nous l’avions trouvé dans celui qui a marqué un tournant dans notre vie. Ce jeune homme séduisant et à qui tout semblait réussir, avec qui nous nous projetions dans cet avenir incertain. Il incarnait le prince charmant, par son style, son allure, son éducation, et ses manières. Même sa voix, quand il nous susurrait à l’oreille, était la source d’une avalanche d’émotions…

… « Loveuse en série », nous nous disions « et rebelote ! » à chaque fois que nous avions un nouveau Doudou… Et malgré nos apparences désinvoltes, nous espérions (ooch c’est un secret !) que cette fois-ci, ce soit le bon !

Loveuse passionnée… ?

D’autre part, nous nous sommes accrochées longtemps (parfois pendant de longues années) à une relation bateau, qui était évidemment sans avenir, mais à laquelle nous nous agrippions, comme un nouveau nez affamé au sein de sa mère…

Nous y avons tellement cru et y avons tout donné… notre cœur, notre corps, notre âme, nos espoirs et aspirations.

Nous estimions que nous sommes une femme spéciale… Nous espérions de tout cœur qu’à force d’aimer, de chérir et d’être exceptionnelle…  hmmm … qu’il « change » (un jour peut-être ??)!

Nous y avions tout expérimenté… filtres d’amour… « secrets » de femmes… jeûne sec… (et j’en passe !)… mais cela n’empêchait pas notre Doudou de nous échapper.

Nous étions persuadées que toute cette énergie n’avait pas été vaine… Nous nous voilions la face et tentions de cacher à notre entourage que rien n’était ce qu’il semblait être… Nous ne pouvions tout de même pas lui imposer des sentiments qui n’étaient pas… Nous ne pouvions tout de même pas le forcer à s’engager…

… « Loveuse passionnée », nous avions (hélas!) fait le vide autour de nous… Plus personne ne nous faisait plus la cour. A croire que nous portions sur nous ce sceau invisible qui mentionnait « Messieurs, Femme à ne SuRtOuT pas aborder » ! Et nous nous retrouvions à la case départ après quoi, 5 ou 10 ans de relation obstinée !

« Savoir ce que l’on veut est la condition sine qua none  pour le trouver »

Que nous soyons une « loveuse passionnée » ou une « loveuse en série », nous sommes toujours à la recherche de notre âme sœur.

Quand nous pataugeons dans une/des amourette(s) sans lendemain en continu, et que nous regardons autour de nous, nous avons l’impression que nous avons un problème particulier.

Nous commençons à envier nos copines « casées » et à détester toute la gente masculine (sans exception).

Nous développons une philosophie féministe selon laquelle une femme n’a pas besoin d’un homme dans sa vie pour être épanouie. En d’autres termes, nous nous faisons une raison, et cela parce que nous n’avons plus d’espoir et nous avons l’impression d’avoir déjà joué toutes nos cartes.

Nous avons tendance à dire et nous y croyons fortement : « Il n’y a pas de bon gars dans mon entourage ».

Mais que voulons nous dire exactement par « bon » gars ?

"Icône de mode/ Grand, athlétique…

Un teint ciré/chocolaté…

Un job d’enfer…

Une voiture de rêve…

Célibataire… Et fou amoureux de nous?"

(Mdr) Eh oh, il faudrait que l’on soit réaliste tout de même !!

Quel que soient nos critères ou comment nous définissons ce que nous recherchons, nous devons avant toute chose arrêter d’être superficielle. Quand nous rencontrons quelqu’un, nous ne devons pas nous arrêter à l’apparence et plutôt nous poser des questions selon nos valeurs.

"A-t-il bon cœur ?

Cherche-t-il à me connaître réellement/me comprendre ?

Puis-je compter sur lui ?

Quelle est sa conception du couple ?

Que recherche-t-il, une aventure ou une relation ?"

Je pense bien que ce sont des questions essentielles à se poser, et qu’il faudrait essayer d’y trouver des réponses sans se voiler la face avant de commencer une idylle avec quiconque (surtout si l’on cherche à se caser !).

En effet, je trouve aberrant de demander à quelqu’un qui cherche manifestement un coup d’un soir ou une aventure, de se mettre en couple avec nous… Pour ensuite lui en vouloir quand ça ne marche pas… pfff

Savoir ce que l’on veut est la condition sine qua none  pour le trouver… Et le chemin pour y arriver sera parfois long et laborieux.

« Chaque Marigot à son crocodile »…

Nous pouvons être en relation avec quelqu’un qui ne colle pas forcément avec notre type d’homme…

Nous pouvons tomber amoureuse de quelqu’un qui ne « match » pas du tout avec nos multiples critères superficiels…

Nous pouvons être traitées comme une Reine par un homme pour lequel nous n’avons pas eu de coup de foudre…

Nous pouvons construire une relation durable et stable avec quelqu’un que nous avons aimé par étape et non pas forcément avec quelqu’un avec qui il y a eu une étincelle au premier regard…

Nous sommes toutes différentes les unes des autres, et c’est bien pour cela qu’il faudra à chacune « un temps » différent pour rencontrer « la bonne personne ».

Le bon côté dans le fait d’avoir connu un/des looser(s) [qui nous ont fait perdre notre temps d’une manière ou d’une autre, tchrr !]… c’est que lorsque nous rencontrons (eNfIn) la bonne personne, celle qui nous ReSpEcTe, qui nous ChErIt, qui nous mEt sur un pied d’estale, et pour laquelle rien n’est trop bEaU ou trop ChEr pour nous… Eh bien quand nous rencontrons cette personne-là, nous savons l’apprécier à sa juste valeur.

J’en connais qui ont rencontré bien trop tôt de « bons gars », mais n’étant pas conscientes de ce qu’elles avaient, avaient dû passer par un ou deux « bad boys », pour enfin RéAliSeR ce qu’elles avaient lâché bien plus tôt.

Une de mes amies m’a dit un jour et j’en étais morte de rire qu’il nous faut embrasser PlUsIeUrS « crapauds » avant de rencontrer celui qui se transformera en « prince »… Hmm tout en espérant que cette transformation ne soit pas pour une durée limitée!!

Amitiés,

Kayla K.



Kayla Kay

Amour, amitié, intelligence sociale...

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4 Commentaires

  • Lien vers le commentaire CMWBD 13 Janvier 2012 CMWBD

    Bien détaillé, bonne synthèse, pleins de lecteurs et lectrices se reconnaîtrons dans cette analyse bien écrite de vérités évidentes qui ne nous apparaissent que trop tard. Merci Kayla.

  • Lien vers le commentaire Eugénie 11 Janvier 2012 Eugénie

    Naïveté sans doute mais nous les femmes sont souvent tombées dans le panneau du beau gosse ou du mec populaire.

    Mais les plus chanceuses ne les aiment pas pour toute la vie car après avoir encensé le coeur d'une femme d'amour, ces « bad boys » terminent en l'encensant de peine, et encore de peine et encore de peine.

    La fin de chaque histoire dépend de l'intelligence de la femme, de son estime d'elle même et de sa capacité à tirer un trait sur cette relation.

    Pour sa part, le mauvais garçon, quand il se rend compte qu'il ne peut plus exploiter une femme, en a déjà une autre en réserve pour continuer son petit jeu.

    Quand on quitte des mecs comme cela, il faut se dire « ouf !! » et surtout ne pas être triste… sauf pour sa compagne suivante…

  • Lien vers le commentaire Magalie 11 Janvier 2012 Magalie

    Merci beaucoup Kayla pour cette synthèse, je n'ai pas honte de dire que je m’y suis parfaitement reconnue, j’en ai eu les larmes aux yeux, tout est si bien détaillé c’est exactement cela.

  • Lien vers le commentaire Loveuse 08 Janvier 2012 Loveuse

    Rien de plus à rajouter!! C'est vraiment trop vrai. Thanks à l'auteur!

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