De jeunes leaders africains entrent en contact avec des organismes américains à Washington

Pour tout jeune Africain créateur d entreprise qui a besoin d un financement pouvant atteindre 250.000 dollars, Agnes Dasewicz a un message.

« Je parlais à une Malienne qui a créé une agence de voyage dans son pays et qui m a dit qu elle n arrivait pas à obtenir un prêt bancaire parce qu elle était jeune, qu elle était une femme et qu elle n avait pas une grande maison à offrir en sûreté », a dit Mme Dasewicz dont l organisme, Grassroots Business Fund, accordent des prêts à des petites entreprises.

« C est là une lacune que nous tentons de combler », a-t-elle indiqué.

Mme Dasewicz a fait part de l activité de son organisme, dont le siège est à Washington, à certains des 115 délégués venus d une quarantaine d États africains pour participer au Forum du président Obama avec des jeunes leaders africains qui a eu lieu du 3 au 5 août, à Washington. Au dernier jour du forum, les délégués ont pu s entretenir avec des représentants d entreprises, d organismes sans but lucratif et de divers autres groupes. Un grand nombre d entre eux travaillent dans des domaines tels que l enseignement, la santé et la défense des droits de l homme, mais certains sont à la tête d une petite entreprise, et Mme Dasewicz était à la recherche de ceux qui étaient désireux d obtenir un prêt en vue de l expansion de leur entreprise.

« Nous apportons un soutien aux petites entreprises situées dans les pays en développement », a-t-elle expliqué. En général, ces pays concentrent leur attention sur le microcrédit destiné aux personnes qui ne peuvent pas avoir accès à une banque, ou sur les grandes entreprises. Toutefois, les petites et moyennes entreprises n arrivent pas à se développer car elles ne disposent des ressources nécessaires.

Vidéo: La clôture du Forum du présidents avec les jeunes leaders africains. Propos de quelques délégués sur leur expérience aux États-Unis.

 

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Grâce aux concours financiers de la Banque mondiale, de philanthropes et de fondations des États-Unis, l organisme Grassroots Business Fund fournit des capitaux et un savoir-faire en matière de développement de sorte que des entrepreneurs puissent réussir et investir dans leur pays, tout comme des Américains ont investi dans des entreprises américaines telles que FedEx et Apple peu de temps après leur création.

Pour sa part, un participant de l Ouganda, Med Ssengooba, était désireux d établir des relations et d obtenir des informations. En sa qualité d administrateur d un organisme de défense des droits des handicapés (Legal Action for Persons with Disabilities), il a demandé à plusieurs organiations si leur activité portait sur ce domaine, et certains d entre eux lui ont dit qu ils seraient heureux d entrer en partenariat avec son organisme.

Comme d autres participants, M. Ssengooba, qui est lui-même handicapé, a indiqué qu il considérait de son devoir de profiter de cette occasion pour chercher à améliorer les conditions de vie dans son pays et de ne pas se limiter à son domaine de spécialisation. En tant qu un des trois délégués de l Ouganda, a-t-il dit, il a établi aussi des contacts pour le compte d autres organismes de son pays et s est informé auprès des autres délégués africains de la situation des droits des handicapés dans leurs pays.

De son côté, Kim Smith est aussi entrée en relation avec un grand nombre des délégués, mais pour une raison différente : elle espère les rendre célèbres, tout au moins dans une certaine mesure. En tant que directrice adjointe de l organisme ONE, de Washington, elle défend la cause de la lutte contre la pauvreté et la propagation de maladies telles que la tuberculose, le paludisme et le sida, en particulier en Afrique. Les jeunes leaders africains constituent des exemples de personnes optimistes qui ont réussi, et elle sait que la réussite se vend bien.

« Nous pouvons, a-t-elle dit, attirer l attention sur certains des groupes qui sont présents ici, les faire figurer sur notre site Internet pour leur donner un auditoire aux États-Unis et également pour montrer aux Américains les choses impressionnantes qui se font en Afrique ( &) Il y a tant d espoir et tant de possibilités d agir notamment dans le domaine de la lutte contre le sida et le paludisme ainsi que dans celui de la transparence en matière de gouvernance. On peut montrer les solutions créatives trouvées et appliquées par des Africains. »

ONE a deux objectifs en faisant connaître les réussites dans le domaine de la lutte contre la pauvreté et les maladies, à savoir encourager l adoption de méthodes qui donnent des résultats et susciter le soutien des pouvoirs publics et des particuliers pour ces méthodes. Cet organisme montre que l aide américaine contribue à sauver la vie de nombreuses personnes et qu elle est efficace à travers le monde. Il accorde aussi une aide financière dans le cadre du prix ONE Africa Award et offre des conseils à ses partenaires pour leur faciliter la tâche.

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