Interviews Jean M. Somé : « J’ai reconstitué la démarche qui permet de créer l’énergie atomique »
06 Janvier 2012 Écrit par 

Jean M. Somé : « J’ai reconstitué la démarche qui permet de créer l’énergie atomique »

Il se nomme Jean Magloire Somé. Chercheur burkinabè, il rêve de développer son pays par la science et souhaite seulement qu’on le mette à l’épreuve.

Après avoir lu des dizaines d’ouvrages dont Le livre des morts des mages égyptiens, Pr Jean Magloire Somé, dans cette interview, affiche son rêve de prouver aux autres races que la science vient du Noir.

Sidwaya (S.) ? : Qui est Pr Jean Magloire Somé ?

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«Cela m’a pris toutes ces années pour reconstituer les bagages qu’il fallait pour rentrer dans le système mathématique. Au-delà, je me suis servi aussi du Livre des morts égyptiens qui est un condensé de l’ensemble des savoirs des mages égyptiens de l’Antiquité, donc de la science de La magie noire-africaine.»

Jean Magloire Somé (J.M.S) ? : Mon nom est Jean Magloire Somé, je suis professeur en anglais normalement, et chercheur en dilettante. Je dois dire cela, parce que ce qui m’a conduit à la recherche scientifique, c’est mon séjour en Angleterre où j’enseignais dans un lycée et où je n’ai pas été reçu comme ça se devait en tant qu’intellectuel, puisque maintenant je me considère comme « civilisé ». Je devais représenter le type d’homme moderne qu’on devait pouvoir respecter dans n’importe quelle société, surtout dans la société occidentale. Mais, j’y arrive et puis ce n’est pas ce qu’on me fait en signe d’accueil. On continue de me recevoir comme un nègre.

Cela m’a révolté et je me suis dit, autant chercher à savoir ce que je suis moi-même d’abord, parce que si je n’arrive pas à déterminer ma propre identité, je ne pourrais pas me faire respecter. Quand bien même je m’habille bien comme un Occidental (veste, cravate, etc.) et que je suis devant le Blanc, il n’a rien à envier de moi. Pourquoi ? ? Parce que toutes les valeurs que je représente sont des valeurs à lui. Il ne me voit qu’en tant qu’une image de lui-même. Cela veut dire qu’il n’a rien à respecter de moi puisque je ne signifie rien. C’est tout cela qui m’a envoyé à la recherche pour que je retrouve ma propre identité. C’est comme cela que cette quête est partie.

S. ? : Un littéraire qui, subitement décide de faire des maths, comment avez-vous procédé ? ?

JMS ? : Ce n’est pas rare ?.Je suis l’inverse de Cheikh Anta Diop. Il était scientifique, mais pour faire son travail d’anthropologie, de sociologie, pour démontrer que l’Egypte et l’Afrique étaient de la même culture, de la même racine culturelle, il a été obligé de renverser la tendance, puisque les mathématiques ne pouvaient pas démontrer les faits culturels. C’est la nécessité qui amène l’intellectuel à choisir un outil de travail, ce n’est pas la formation. La formation, c’est juste pour vous donner les moyens, les outils. Mais à vous maintenant d’utiliser les outils pour votre propre objectif. Cela dépend de l’objectif que vous visez maintenant. Puisque vous avez les outils, la méthodologie, à vous maintenant de savoir comment vous allez vous en servir…

Il est vrai que dans mon cas, j’ai dû repasser par les B.A.BA., reprendre les livres. Quand je me suis rendu compte, après avoir lu Cheikh Anta Diop bien sûr, que l’Egypte et l’Afrique étaient de la même culture, la même racine spirituelle, intellectuelle, etc. je me suis rendu compte qu’il y avait un travail à faire. Le coté scientifique de la pensée animiste n’avait pas été mis en lumière par Cheikh Anta Diop. Ce travail devrait être fait et j’ai voulu le passer à des amis qui étaient dans les disciplines scientifiques à l’université mais ils ont refusé. Là, je me suis retrouvé obligé de faire le travail. Je suis allé carrément recommencer en autodidacte, reprendre les livres. Vous connaissez l’édition du livre de poche « Que sais-je » ? ? Je me suis remis à ces genres de livres. J’ai commencé à reprendre en 6e, ce qu’est un élément, ?un ensemble ?etc.).

Cela m’a pris toutes ces années pour reconstituer les bagages qu’il fallait pour rentrer dans le système mathématique. Au-delà, je me suis servi aussi du Livre des morts égyptiens qui est un condensé de l’ensemble des savoirs des mages égyptiens de l’Antiquité, donc de la science de La magie noire-africaine. Mais, il est symboliquement écrit. Le langage symbolique dans lequel les morts se sont exprimés, j’ai dû me le réexpliquer moi-même en lisant leur livre, en méditant sur ce qu’ils disent et en utilisant les alphabets sur lesquels ils se sont basés pour faire leur travail. L’alphabet magique (alpha, beta, gamma, delta) et puis l’alphabet animique, etc. Ce sont des alphabets et chaque symbole dans ces alphabets est non pas une figure géométrique pleine comme le carré ou le triangle, mais une figure de l’espace qui exprime une fonction de l’espace. Comment expliquer la fonction de chaque symbole ? ?

C’est ce travail que j’ai dû faire et quand je me suis rendu compte que j’avais acquis une compréhension profonde de ce langage, les portes des mathématiques se sont ouvertes tout simplement. Parce que quelle que soit la discipline, que ce soient les maths, la physique, la chimie, la génétique, vous n’emploierez que ces alphabets. Ce sont les seuls outils qui rentrent dans toutes les disciplines de la Science.

S. ? : Et si aujourd’hui on vous demandait de vous définir ou de vous situer. Etes-vous un mathématicien, un professeur d’anglais ou un chercheur ? ?

J.M.S ? : Je dois dire que je suis devenu chercheur tout simplement. A la fois mathématicien, physicien, chimiste, généticien et j’en passe, puisque cet alphabet traverse toutes les disciplines. Toutes ces disciplines sont liées, parce que l’univers est un tout. Alors vous ne pourrez pas séparer les mathématiques de la physique ? ; 0l’univers ne marche pas comme cela. C’est l’homme qui a pour les besoins de son étude, séparé les disciplines, mais dans les pyramides, on ne sépare pas les disciplines. Votre formation vous permet de rentrer dans toutes les disciplines à la fois, pour peu que vous compreniez le langage symbolique. Autant vous rentrez dans les mathématiques, vous continuez dans la physique et la chimie, vous terminez à la génétique, vous montez à la mythologie, vous redescendez à la psychologie, etc.

S. ? : Est-ce à dire que vous avez quitté l’Angleterre pour aller étudier ces notions en terre égyptienne ? ?

J.M.S ? : Non. Je ne suis jamais allé en Egypte. J’ai simplement acheté Le Livre des morts en Angleterre. J’ai commencé avec Cheikh Anta Diop, (Nation nègre et culture, etc.) puis N’krumah et bien d’autres auteurs africains et c’est Cheikh Anta Diop qui a le plus retenu mon attention. Je cherchais les moyens de l’approfondir, puisqu’il a fait la démonstration de la parenté cultuelle entre l’Egypte antique et l’Afrique d’aujourd’hui. Seulement, c’est l’aspect mathématique qu’il n’a pas approfondi. Bizarrement, il a fait un travail de littéraire et non de mathématicien en tant que tel. Il aurait dû, puisqu’il avait l’avantage d’avoir compris que ces deux sociétés proviennent de la même racine. Il aurait dû développer la pensée scientifique animiste de manière systématique. Je m’en suis rendu compte et j’ai dit qu’il faut faire ce travail.

S. ? : Vous avez fait ce travail, quels sont les résultats auxquels vous êtes parvenu ? ?

J.M.S ? : Pour les résultats, il y a deux niveaux. D’abord les codes cultuels, parce que chaque société fonctionne selon des codes, l’éducation est codifiée. Toute éducation codifie sa manière d’être et l’éducation de l’enfant suit ce code. On ne le dit pas verbalement mais c’est impliqué dans la manière dont on vous éduque. Les codes cultuels sont différents selon les sociétés africaine, orientale, occidentale ou asiatique. J’ai fait un travail de relecture de tous les codes cultuels de ces quatre races de l’humanité : la race noire africaine, la race jaune orientale, la race blanche occidentale et la race rouge asiatique. Il y a donc quatre codes cultuels.

L’autre aspect, le 2ème axe, c’est la lecture scientifique de l’univers en tant que tel et les résultats sont surprenants, parce que j’ai reconstitué la démarche qui permet de créer l’énergie atomique selon la lecture du Livre des morts, parce que c’est décrit dans ce livre. Le livre décrit le processus de la réalisation de l’énergie atomique dans l’univers lui-même. Si vous connaissez le processus qui permet à l’univers de créer l’énergie atomique par lui-même, vous avez la voie, le chemin. Vous pouvez vous-même utiliser l’énergie atomique puisque vous savez comment elle est créée dans l’univers. Ensuite, il y a le processus de la création de l’énergie cosmique et de la conception des êtres vivants. Dans Le livre des morts, tout est écrit. Il suffit de voir la clé de vie (le hank), vous avez le processus de création de l’énergie atomique au-dessus. La question de l’énergie cosmique est en bas, la vivification et l’animation qui vont ensemble. La traduction de ces plans de réalité exprimés symboliquement dans Le Livre des morts égyptien fait appel à des équations mathématiques, physiques et se termine dans la chimie et la génétique.

Ce sont des équations et non pas de la littérature. Je parle de code, parce que les mages ont tout codifié avant de disparaître, parce qu’ils savaient qu’ils allaient disparaître. Ils ont tout codifié pour pouvoir le conserver.

S. ? : Comment avez-vous procédé pour découvrir ces codes qui apparemment ne sont pas accessibles à n’importe quel individu ? ?

J.M.S ? : C’est pourquoi j’ai dit que c’est 25 ans de lecture tous azimuts. Je ne me suis pas limité à Cheikh Anta Diop, ni au Livre des morts, je suis allé lire James Georges Fraser qui a produit, je dirais, un livre documentaire sur les croyances antiques de tous les peuples de la terre, Mircea Eliade, Claude Levis Strauss, Umberto Eco, pour ne citer que la crème, et j’en passe…

Je suis allé lire Einstein lui-même et ses atomistes (Becquerel, Curie, Fermi, etc), j’ai lu tout ce qu’il y avait comme ouvrages scientifiques disponibles sur l’ensemble de l’expérience de la vie des hommes de science, je n’ai rien négligé. C’est 25 ans de fouilles et de recoupements qui m’ont permis de faire ce travail-là. Je ne peux pas citer tous les ouvrages que j’ai lus ? ; que ce soit en mathématique, en physique, en chimie, en génétique, en anthropologie, en psychologie, etc. je lisais tout ce qui me tombait sous la main parce que toutes ces informations ont été en quelque sorte dispersées. Il fallait donc recenser le tout et le recondenser pour pouvoir comprendre et reconstituer, reconstruire Le Codex, c’est-à-dire la vision totalitaire de l’Univers en création, les choses telles qu’elles étaient (en tronc commun) au commencement ? : In Illo Tempore comme dit Le Livre des morts. C’est donc 25 ans au moins de lecture soutenue tous azimuts d’abord et ensuite, l’illumination est venue. Peut-être qu’il y a un, je ne sais quoi (miracle ? ?).

En tous les cas il y en a qui diront une inspiration ou une révélation, mais moi je n’aime pas ces mots. La révélation, c’est si je suis assis à la maison et puis ça me tombe là-dessus comme ça facilement. Non j’ai lu abondamment et surabondamment ? ; je vais vous donner le rythme de lecture que je m’étais imposé pour rassembler les pièces de mon puzzle géant ? : six heures du matin, je commence ma lecture, à 18 heures, j’arrête ma lecture. C’est une lecture non stop avec que du café et des cigarettes ? ; même pour manger je ne voulais pas qu’on me dérange. A 18 heures, je me lève les pieds ankylosés, je marche pendant une heure ou deux heures dans le quartier. C’était à Abidjan. Je reviens à 20 heures, je mange un peu, je me repose un peu. 21 heures, je reprends la lecture jusqu’à 4 heures du matin quand le muezzin appelle à la prière. Je commence à dormir, mais c’est un sommeil de plomb car à 6 heures, voire 7 heures ou plus tard, je suis déjà debout.

C’est au maximum 3 heures de sommeil, pas plus que cela. C’est comme si je chronométrais avant de me coucher et dès que je me réveille, je me fais un café très condensé, tellement condensé que quand il vous touche la langue vous frissonnez ? ; vous ne pouvez pas le boire, mais c’est ce qu’il me faut pour que je me réveille définitivement. Et je reprends encore ma lecture jusqu’à 18 heures. Procédez comme cela pendant au moins 10 ans et vous allez voir les résultats sur vous-même…Lecture intensive tous azimuts pendant au moins 10 ans et vous allez commencer à sentir que votre esprit est en train de se réveiller, en train de faire autre chose, c’est comme cela que c’est venu. Je ne me suis pas assis à la maison paresseusement et brusquement j’ai eu le Codex et puis je fais les mathématiques et patati patata ?… Cela a été un engagement total de tout mon être, intellectuel, spirituel et physique…

S. ? : A vous écouter, vous semblez savoir à peu près comment on fabrique une bombe atomique. Est-ce que vous avez la formule et qu’est-ce que cela peut apporter à un pays comme le Burkina Faso ? ?

J.M.S ? : Mais bien sûr ? ! J’ai même les équations et tout ici dans ce sac. En fait, ce n’est pas la bombe en tant que telle qui m’intéresse mais la maîtrise de l’énergie atomique. Avec cela, on peut envisager de construire des usines…Les usines fonctionneront à l’énergie. Si vous n’avez pas assez d’énergie, vous ne pouvez pas créer d’usines, vous ne pouvez pas éclairer les grandes villes. C’est l’application positive de l’énergie atomique qui m’intéresse, ce n’est pas la bombe. La bombe, c’est pour détruire. C’est pour cela justement que les mages ne l’ont pas utilisée. Ils savaient le processus de la fission naturelle de l’uranium. Maintenant pour séparer l’uranium 238 de l’uranium 235, il faut employer un procédé alchimique... D’ailleurs pour obtenir du plutonium, c’est le deutérium qui devient catalyseur de la réaction chimique. Il faut un processus alchimique d’abord et ensuite, le processus chimique et la boucle est bouclée ? ! A partir de là, la question qui reste c’est la question de la masse critique. Quelle quantité d’uranium faut-il pour que l’explosion soit effective ? ? S’il y a une petite quantité, la masse va lâcher ses électrons, mais cela ne fera pas un effet soutenu. Elle va peut-être produire de la chaleur etc.

S. ? : Le Burkina a un problème d’énergie. Qu’est-ce que vous attendez pour déployer votre savoir pour sauver le pays ? ?

J.M.S ? : Justement c’est pour cela que je viens à vous pour que l’information puisse atteindre ceux qui peuvent me donner les moyens et me fournir les hommes pour qu’on y travaille. J’ai trouvé les processus qui vont nous permettre de les exploiter. Même que dans la génétique il y a des processus pour améliorer la production des plantes. ?

S. Vous-avez besoin de quoi exactement ? ?

J.M.S ? : Dans un cas de figure comme celui-là, il faut tout simplement une équipe de chercheurs, toutes disciplines confondues, parce qu’on aura besoin de plusieurs ?compétences ; de physiciens, de chimistes et de mathématiciens. Deuxième chose, il faut un équipement, une équipe de chercheurs et puis c’est tout. Maintenant ce sera à l’équipe de faire le reste.

S. ? : Si par exemple on vous nommait patron du Centre national de recherche scientifique, pourriez-vous aider le Burkina à changer son statut de pays en développement ?

J.M.S ? : Je donne ma tête à couper, si je ne réussis pas. Les mages égyptiens n’étaient pas des enfants de chœur. Vous pouvez me croire ? ! Il ne s’agit pas de la science à l’occidentale, science de tâtonnements ! Ce sont des pensées divines puisées à la source, exactement comme Dieu pense lui-même, c’est-à-dire Science du Sacré. C’est comme cela la voie magique ? ; il n’y a pas le moindre doute là-dedans ? ; le doute cartésien est inconnu dans la pensée magique. C’est l’absolu qui y gouverne. On n’a pas construit les pyramides par abstraction. Regardez les pyramides ? ; qui peut en faire autant ? ? Cela vous donne la hauteur de la science à laquelle ils étaient parvenus. Voyez, jusqu’aujourd’hui, on ne sait pas comment elles ont été faites.

Cela veut dire que moi qui ne suis qu’à mes débuts depuis deux dizaines d’années seulement à creuser et voici que déjà je vous apporte la technologie nucléaire ? ! C’est vous dire que les Anciens en savaient beaucoup plus qu’ils ne l’ont laissé croire aux modernes. Ils avaient déjà la maîtrise de la science atomique et de l’énergie en général… Le dieu solaire Râ, pour un homme intelligent, ça donne à réfléchir.

S. ? : Est-ce qu’actuellement le Centre national de recherche scientifique dispose d’équipements qui puissent vous permettre de travailler ? ?

J.M.S ? : Non

S. : Qu’est-ce que vous attendez concrètement des autorités burkinabè pour que vos désirs soient accomplis ? ?

J.M.S ? : Ce que je demande est très simple ? ; qu’on me mette à l’épreuve tout simplement ? ; ce n’est pas compliqué. Ce n’est pas une longue histoire. Qu’on me donne une équipe de chercheurs, un laboratoire équipé et je vais donner cette science d’abord à cette équipe de chercheurs ? ; ils ne vont plus penser comme le Blanc. Quand cette équipe sera rodée, vous pourrez lancer vos commandes ? : des avions, on vous les construit. On a construit des pyramides avec cette science ; elle a déjà fait ses preuves ? : les premiers chantiers navals pour construire des pirogues et des bateaux, puisque la première des civilisations vivait ?sur l’eau pour ainsi dire, l’inondation saisonnière du Nil (les crues), d’où la nécessité d’inventer le bateau. Ainsi, je ne donne pas plus de 10 ans ? ; 5 ans déjà l’équipe est rodée et ça va démarrer. Ce ne sont pas des choses qu’on fait pour la première fois, c’est des choses qu’on a déjà fait qu’on remet à jour, donc on ne vient pas pour tâtonner.

S. Mais le Burkina Faso a-t-il, selon vous, les hommes qu’il faut pour vous accompagner dans cette entreprise ? ?

J.M.S ? : Il doit avoir des hommes, même s’ils ne sont pas tous à l’intérieur il y en a à l’extérieur à servir l’occident là-bas ? ; on les détourne par «  ?immigration choisie ? !? ». Comment un pays fait-il pour se développer ? ? Mais il appelle ses ressortissants, même s’ils sont je ne sais où ? ; le pays a besoin d’eux. Il dit, venez parce que nous avons un défi à relever. Mais si vous lui faites une proposition qu’il ne peut pas accepter, il ne viendra pas ? ! Admettons qu’il touche 500 ?000 FCFA en France et vous lui proposez 200 ?000f, par nationalisme, il ne va pas accepter et c’est humain ? ; faites-lui une proposition qui soit à la hauteur du travail qu’il va faire et à partir de ce moment, il saura que vous êtes un interlocuteur sérieux. Il faut avoir la volonté de faire de grandes choses, sinon le savoir pour le faire est là aujourd’hui. Aurons-nous la volonté de faire ?de grandes choses comme nos Ancêtres les Pharaons ? ? Ou allons-nous nous contenter de nous complaire, dans la présente médiocrité ? ? La réponse nous appartient à nous et non à quelque fantasmagorique puissance mondiale ? !

S. : A vous entendre, on a l’impression que vous abordez les choses comme le savant Mamadou Dango en son temps. Est-ce que l’on peut vous comparer ? ?

J.M.S ? : Mais je connais Dango, je connais aussi le professeur Moustapha Diabaté qui a créé l’indicamétrie. On a travaillé ensemble à Abidjan. On a fait des conférences jusqu’à l’Assemblé nationale de la Côte d’Ivoire en son temps, avant que je ne rentre ici. J’ai même failli prendre la nationalité ivoirienne pour pouvoir rester à l’Université de Bouaké. On m’avait proposé un poste à Bouaké avec la condition qu’il fallait que je prenne la nationalité ivoirienne. Je suis allé voir l’ambassadeur Emile Ilboudo (Ndlr ? : ancien ambassadeur du Burkina en Côte d’Ivoire). Il m’a dit que je pouvais le faire, mais de savoir que je suis Burkinabè. Moi j’ai préféré qu’il me fasse entrer par la valise diplomatique ? ; ce qui n’a pas pu se faire. Je suis quant même rentré parce que je me suis dit que si je donne cette science aux Ivoiriens et un jour, y a un problème entre les deux pays (déjà que l’ivoirité y faisait rage), c’est ma science que j’aurais donnée là-bas qui va servir à massacrer les miens. Autant que je revienne au Burkina et que je la propose ici d’abord.

Maintenant si on dit qu’on n’en veut pas, libre à moi d’aller la proposer ailleurs. C’est la logique que j’ai suivie et depuis 2000 je suis là, je parle dans les journaux, j’explique, je dis pour ne pas qu’un jour je me sente coupable. J’ai proposé d’abord au Burkina, le Burkina ne m’a pas écouté. Maintenant je peux aller proposer au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, etc. Là où on en aura besoin simplement, là je n’ai rien à me reprocher sinon je les connais très bien et je ne vais pas juger leurs œuvres. Chacun à son domaine et chacun parle pour son domaine. Cependant, ce que je peux dire c’est que nous pouvons travailler ensemble comme nous l’avons déjà fait de par le passé…

S. : Qu’est-ce que les mathématiques peuvent apporter comme changement dans les conditions de vie des Burkinabè au jour d’aujourd’hui, selon vous ? ?

J.M.S ? : Les mathématiques peuvent tout apporter, parce que quand on parle de développement, le moteur de celui-ci c’est la science ?.Voyez combien de milliards les USA investissent dans les recherches scientifiques. Ils vont même jusque sur la lune. Nous, on avait construit des pyramides. Les mathématiques permettent d’améliorer la vie, parce que si vous créez les machines agricoles, vous augmentez votre rendement. Si vous créez les appareils électroménagers, vous améliorez la vie au domicile des gens, etc. et tout cela passe par la science. Et sans la science, il ne peut pas y avoir de développement. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas l’argent qui développe, c’est l’intelligence appliquée qui développe. Vous êtes milliardaire mais si vous ne pouvez pas créer, ni fabriquer une seule aiguille, votre milliard ne vous servira à rien. Ça ne vous servira seulement qu’à faire la fête. Mais, vous n’avez rien apporté de neuf dans l’existence humaine. L’argent n’est qu’un outil pour se donner les moyens matériels de faire quelque chose.

S. ? : Est-ce que ce n’est pas ce qui manque à un pays comme le Burkina, contrairement aux USA où on investit des milliards ? ?

J.P.S ? : Je sais mais pour une œuvre comme celle-là, on n’a pas besoin de commencer par des milliards. Une équipe dans la 1ère et 2e année pour être formée au Codex, mais ce sont des salaires avec un cadre dans lequel des rencontres peuvent être prévues, échelonnées, programmées, et puis je viens et on travaille. C’est le départ de tout comme cela. Cette formation ne demandera pas des milliards pour mettre en place l’équipe et lui donner l’outil du Codex, la codification, comment est-ce que toutes les sciences ont été codifiées, pour leur donner l’outil de la codification. Après 2 ou 3 ans, ils deviendront des maîtres ? ; et puisqu’ils seront au départ de niveau universitaire, il n’y aura pas grand chose que de leur donner le sens des symboles qu’ils utilisent déjà sans toujours bien les comprendre. La 2e phase, il va falloir passer à l’équipement, parce que le savoir est déjà acquis. Il faut passer à l’application de ce savoir.

Il ne faut pas penser que ce sont des choses qui coûtent tout de suite des milliards. Cela coûte quelques millions pour payer les salaires des professeurs sélectionnés pour rentrer dans le système. Et puis cela va aller à l’ordre de milliard pour l’application. Dans la 1ère phase, ce n’est que des millions.

S. ? : Le Burkina fait face à des changements climatiques et les conséquences sont très visibles, notamment la famine et les inondations devenues fréquentes. Comment ce pays peut-il prendre des mesures pour se mettre à l’abri des conséquences ? ?

J.M.S ? : Je crois que ce n’est pas un effet du hasard que nous vivons. C’est à dire que l’humanité est arrivée au terme de son évolution et comme j’avais dit il y a 4 races. Nous, Africains avons reçu le savoir de Dieu. Nous l’avons donné aux autres, à l’ensemble de l’humanité. Les Jaunes ont d’abord pris cela, ensuite c’est passé aux Rouges puis les Blancs sont les derniers sur la chaîne à l’avoir reçu. La civilisation que nous avons créée en Egypte sur la base du savoir est en train de boucler son cycle puisque les lumières ont touché maintenant toutes les parties du monde. C’est tout à fait normal quand le cycle se boucle, vous revenez au point de départ, vous revenez à l’Afrique pour relancer un nouveau cycle. Ce n’est pas l’effet du hasard, c’est le Livre des morts qui l’exprime et qui l’explique.

D’ailleurs je vous ai fourni la démarche scientifique de la pensée animiste. Voyez le paradoxe ? : je suis professeur d’anglais et je rentre dans les mathématiques comme un couteau dans du beurre, si ce n’est pas un programme de l’univers lui-même de Dieu lui-même(ou de la destinée, ?appelez cela comme vous vous voudrez), mais expliquez-moi donc comment j’y arrive ? ? Moi-même je m’étonne des fois, je me surprends complètement et je surprends les autres professeurs d’université à qui je soumets mes travaux. Ils me demandent comment je fais et je leur réponds que je ne sais pas. Je vois la loi dans l’espace. Je peux vous faire des illustrations, de la manière dont on peut voir à travers le repère orthonormé, l’ensemble des symboles et des nombres. Le repère orthonormé contient tous les symboles et tous les nombres à la fois. Lire une loi dans l’espace c’est une banalité. Vous n’avez qu’à tracer les repères et tout parle seul. La carte parle toute seule. Vous n’avez qu’à relever les données et c’est de l’absolu. Ici encore je vous introduis déjà dans le domaine de la géographie sacrée des mages égyptiens…

Les problèmes du Burkina ont leurs solutions tout justes à côté. Si vous allez chercher loin, tant pis pour vous. L’univers ne ment pas et ne triche pas. Quand il vous apporte un problème, il vous apporte en même temps la solution.

S. ? : Et la solution pour le Burkina ? ?

J.M.S ? : C’est le Codex, pas pour le Burkina seul, mais pour l’ensemble de l’Afrique ? ? C’est notre tour aujourd’hui de reprendre le flambeau que nous avions passé aux autres. Maintenant pour appliquer la science dans toute sa rigueur, je vous effrayerai, si je vous dis que la maîtrise de l’énergie cosmique conduit à la soucoupe volante. La première que l’humanité doit construire tout simplement et c’est ça l’œuvre que nous allons apporter aujourd’hui. Cela tient aux problèmes de la démographie et de la pollution. Vous me faites aller plus loin que je ne le veux mais je vais le dire ? : la démographie, le monde, c’est comme un œuf qui est en train de se remplir. La terre ne se crée pas de nouvelles terres ? ; elle est limitée, mais les hommes sont de plus en plus nombreux à cause de quoi ? ? La médecine. C’est un défi que de nourrir tous ces gens, et il faut que chacun puisse habiter sur cette terre, ce qui est un défi plus poignant ? ! D’ici à 100, 200 ans voire 500 ans, ça va être comble.

Le Premier problème que nous allons avoir d’ici une centaine d’années déjà sera celui de la pollution, c’est un cercle vicieux, pour nourrir tout ce monde, il faut plus de productions industrielles, donc plus de dégagements de déchets, du CO2 dans l’air, donc plus de pollution. Nous rentrons donc dans un cercle vicieux condamné à polluer pour produire. Alors, c’est un goulot d’étranglement que nous allons vivre d’ici à 100, ?150 voire 200 ans. La terre ne sera plus habitable, si on continue à ce rythme. Il faut commencer à chercher des solutions dès maintenant .Quand le problème se posera, l’on aura déjà organisé la solution. L’humanité doit faire face à ses problèmes et il faut les solutions au sens large. Ce n’est pas le Burkina qui sera seulement touché. Les questions de démographie et de pollution, ce sont les deux grands problèmes que nous allons avoir. Ce qu’on me donne aujourd’hui, c’est pour préparer les solutions à ces problèmes quand ils vont commencer à se poser. L’excédent de la population, avec la science qu’on aura portée carrément au niveau le plus haut, va être envoyé dans les autres planètes qui seront rendues viables par la science, parce que dans le système solaire, seule la terre a une position qui fait qu’elle est viable, pas trop loin du soleil, pas trop loin du froid intense de l’univers.

Toutes les autres sont soit trop éloignées, soit trop rapprochées donc frigides, impossibles d’y habiter par manque d’oxygène etc., il faut construire des villes bouclées, fermées, oxygénées artificiellement.

S. : Cela veut dire que le Burkina va disparaître…

J.M.S ? : Non je ne parle pas d’ici. Là-bas sur les autres planètes où l’excédent de la population terrestre doit être envoyé.

S. ? : Cela veut dire que si on n’arrive pas à construire cette soucoupe volante, on sera condamné à périr ? ?

J.M.S ? : On va s’entretuer et c’est le monde entier qui va entrer dans une guerre effroyable, parce que c’est la survie, c’est le-sauve-qui-peut. Imaginez s’il n’y a plus de terre pour habiter, ne parlons pas de cultiver et la pollution fait rage. Même l’air vous sera finalement rationné sinon vendu pour respirer. Mais imaginez ce que cela va être. Alors dites-moi, ce n’est pas une guerre pour le Burkina, mais de toute l’humanité entière. Que l’on s’entretue ou non, cela n’aura plus d’importance, puisque nous serions tous condamnés à mort. Tuer quelqu’un ou se faire tuer ne sera plus qu’un jeu, un passe-temps. Vous êtes condamné, vous avez peur de quoi ? ? Voilà ce que l’humanité va devenir. Bien sûr, on peut ne pas se sentir concerné parce que 100, 200 ans de maintenant, nous ne serons plus ? là ; égocentrisme humain bien senti ? ! Pas d’étonnement à cela.

S. : Vous avez dit tantôt que la solution c’est le Codex. Qu’est-ce que cela signifie ? ?

J.M.S ? : C’est un système de codification du savoir que les mages ont mis en place avant de disparaitre. Tout leur savoir, ils l’ont versé dans les codes. Vous ouvrez le code, vous avez tout leur savoir. Le code a permis de conserver tout le savoir égyptien. Et vous avez Le Livre des morts qui vous permet maintenant de vous y initier. Les démarches y sont expliquées de façon symbolique. Vous avez l’alphabet (Alpha, Beta, Gamma). Vous avez le livre, vous jonglez avec les deux, vous reconstituez, vous avez leur savoir.

S. ? : Avez-vous déjà été approché par les Américains ou ceux qui ont les moyens pour que vous partiez travailler dans leurs centres de recherche ? ?

J.M.S ? : Non et je ne le souhaite pas non plus, parce que je veux faire la preuve que nous, les Africains noirs, nous ne sommes pas des imbéciles, et que la science n’a rien de sorcier. Absolument rien. Je veux si on me met à l’épreuve de construire la bombe pour qu’on sache que moi, un Noir, je suis capable de cela et pire encore. Je ne veux pas de l’assistance du Blanc. J’en ai assez. Il n’a pas deux têtes et c’est nous qui l’avons civilisé, c’est nous qui lui avons donné la science. Pythagore et Thalès ne sont pas des personnes. Pythagore, c’est py-tha-go-ras, c’est le code ? ; Thalès c’est Thalassé, c’est le code. Ce ne sont pas des personnes qui ont existé. Comment je suis arrivé à la bombe. En reprenant la démarche de Pythagore, on remonte à Thalassé, on descend. On monte dans les cimes de l’univers pour aller trouver l’uranium, on descend dans les profondeurs de l’univers pour trouver le plutonium. C’est tout simplement comme cela ni plus ni moins. Les équations sont là. C’est comme la culture, c’est codifié.

S. ? : Il y a l’Iran qui défraie actuellement la chronique, elle est suspectée de fabrication de bombe atomique. En tant que scientifique, pensez-vous que ce pays dispose de mathématiciens, de physiciens, de chimistes capables de fabriquer la bombe atomique ? ?

J.M.S ? : Je ne peux pas répondre à cette question, parce que l’Iran c’est bien loin de moi et je ne peux pas évaluer les compétences des scientifiques que les Iraniens ont sur leur terre. Comme je l’ai dit, la fabrication de la bombe atomique n’est pas si compliquée.

S. ? : Mais pourquoi ce sont quelques grandes puissances qui en possèdent ? ?

J.M.S ? : Justement parce qu’ils ont trouvé le chemin. Vous trouvez le chemin, vous faites la même chose. Au fond la bombe a été trouvée par les Anciens et elle se trouve précisément dans Le Pythagoras. Seulement la sagesse avait prévalu à l’étourderie et sauf pour Sodome et Gomorrhe. En fait, toute la prétendue science moderne n’est faite que de bric et de broc de La Science de la magie noire africaine dont la civilisation pharaonique a été la culmination.

S. : Vous êtes pour ou contre la bombe atomique ? ?

J.M.S ? : Je suis contre la fabrication de la bombe en tant que telle mais je suis pour l’usage de l’énergie atomique ? ; pas la bombe qui, elle, n’est pas bonne ? ; elle est faite pour détruire mais l’énergie peut être utilisée pour le bien de la population.

S. ? : Le Burkina peut-il avoir de l’énergie à partir de l’uranium ? ?? ? ?

Oui bien sûr, pour peu qu’on en fasse une priorité nationale.

S. ? : Où trouver de l’uranium ? ? Il n’y a pas que le Niger à côté qui dispose de l’uranium.

J.M.S ? : Mais il faut acheter ? ; ça se vend sur le marché. Il n’y a pas seulement le Niger, il y a aussi le Congo.

S. : Pourquoi il ne faudrait pas plutôt privilégier l’énergie solaire que l’énergie atomique qui est plus compliquée ? ?

L’énergie solaire est une bonne chose. Mais elle s’utilise de façon individuelle, elle n’est pas collective. On ne centralise pas les puissances pour les dispatcher. Chacun utilise son panneau solaire, c’est peut-être cela le problème. En ce sens-là le gouvernement perd. Vous n’avez plus de factures à payer à la SONABEL. Cela veut dire que vous vivez en société mais vous vous retirez de la société en quelque sorte. Si on veut vraiment améliorer la société, il n’y a plus d’impôts, plus de devises pour le gouvernement pour le faire ? ; c’est peut-être ça le petit problème sinon moi ça ne me dérange pas. Mais maintenant, l’énergie atomique permettra éventuellement de lancer les machines, les navettes, ce n’est pas seulement une énergie pour les gens.

S. : Et la solution, c’est ?

J.M.S ? : La solution, c’est l’irradiation subatomique et elle est dans l’air. Les équations sur l’énergie cosmique, c’est que vous la puisez en chemin, vous vous alimentez en chemin. Pas besoin de prendre la charge utile au départ. Elle est dans l’air et il faut la puiser dans l’air.

S. ? : Jusqu’à présent, les Américains et les occidentaux ne connaissent pas cela ? ?

J.M.S ? : Pas du tout. Impossible. L’esprit du Blanc n’est pas l’esprit de l’Africain. Le Blanc est cartésien, il n’est pas irrationnel. Il refuse l’irrationnel or Dieu est irrationnel. C’est là que se trouve la solution. Il passe son temps en mathématique à écrire i. Il ne sait pas que l’irrationnel, c’est ça qui commence par i. L’imaginaire, l’irrationnel c’est exactement la même chose et les solutions sont là-bas. Mais le Blanc refuse d’être irrationnel, comment voulez-vous qu’il trouve la solution. Son esprit refuse de sauter dans l’inconnu.

S. ? : Le Burkina a-t-il intérêt, selon vous, à mettre l’accent sur uniquement les matières scientifiques ?

J.M.S ? : Absolument. C’est tout bénéfice, sinon si c’est le développement par le discours ? ; oubliez cela. Sans science pas de développement. Même mille ans après, on peut être milliardaire comme on veut, il n’y aura pas de développement. Vous connaissez l’homme, donnez des milliards à un gouvernement, chacun empoche ce qu’il peut. Ce n’est pas l’argent seulement qui peut développer un pays, mais un peu d’argent et des scientifiques pointus qui peuvent produire des moyens de développement. Si on donne 10 milliards FCFA, vous leur versez seulement deux. Au bout de quelques temps, ils vous sortent des moyens et ça améliore la vie. Le développement, c’est une question d’outils, ce n’est pas un discours. Ce sont des techniques.

Appliquez-les sinon créez les cadres et les conditions pour lancer et soutenir la créativité ou bien l’Africain est-il un imbécile congénital ? ? Sait-on jamais et ce n’est pas non plus ni raisonnable ni réaliste d’attendre que quelqu’un d’autre vienne balayer votre maison pour vous. ? On ne peut pas attendre que quelqu’un d’autre vienne développer le Burkina. Que la France développe le Burkina pour nous ? ? La France n’a aucun intérêt à développer le Burkina. Ça fait combien d’années qu’on est avec elle. Vous avez vu une seule usine qui marche ici ? ? Sofitex, un jour ça marche, demain c’est fermé. C’est la seule qu’ils nous ont concédée, après 50 ans de coopération, ça ne vous dit rien ? ? Après tout, le Général de Gaulle nous avait prévenus ? : la France n’a pas d’amis ? ; elle n’a que des intérêts. Alors n’essayons pas d’être plus royalistes que le roi.

S. ? : Est-il possible pour le Burkina de se départir de la France ?

J.M.S ? : Le Burkina n’a pas à refuser l’amélioration des conditions de vie des Burkinabé pour raison de coopération. Ce n’est pas à cause de la coopération française que nous allons refuser à nos populations l’amélioration de leurs conditions de vie par la science. Si la France demande aux Burkinabè de ne pas entrer dans la science à cause de la coopération, je dirai que c’est de la malveillance envers nous. Si c’est ça, l’amitié avec la France, je n’en veux pas. On a les moyens par notre propre effort d’entrer dans la science tous azimuts, et à cause de la coopération française, on va se refuser ce droit de créer des machines qui vont permettre d’améliorer la vie de nos populations ? ? Ce serait le comble de l’absurde ? ! Bref, trêve de négro-scepticisme et d’afro-pessimisme ? !

S. ? : Combien d’hommes, de F CFA et de temps demandez-vous pour pouvoir développer le Burkina, ?si c’était possible ?

J.M.S ? : Il y a deux axes de lecture. Il y a d’abord, l’axe scientifique pur de la recherche fondamentale qu’on peut appliquer. Mathématiciens, physiciens, chimistes, généticiens c’est ça l’axe où l’on rentre dans le pur de l’Imaginaire divin. Maintenant, il y a l’autre axe culturel. Je commence par la linguistique parce que nos langues même sont codifiées. Il faudra fouiller dedans pour voir ce que les Egyptiens ont mis dedans, parce que la mythologie est un autre domaine. La lecture des mythes, les contes africains, ce sont des richesses qui sont là. C’est une richesse qui est là. Il faut fouiller tout ça. Il faut des sociologues, psychologues etc. Au total, il faut réunir une dizaine de personnes au moins mais pointues pour pouvoir aller vite parce que le Codex c’est une question de vitesse ? ; ça va très vite.

Alors, il faut que les gens soient bien réglées dans leur esprit d’abord et à partir de ce moment, on démarre et c’est du non stop. Si vous avez une équipe minimale de chercheurs (10 personnes), si vous considérez combien on va les payer par mois pendant au moins cinq ans pour pouvoir fouiller et reconstituer, vous saurez ce qu’il faut mobiliser comme finances. Moi j’ai reconstitué pas mal de choses déjà mais je sais qu’il y en a davantage mais d’abord il faut leur donner la méthode, la lecture symbolique. Souvent avant de m’engager je donne le code. Vous lisez si c’est faux, on arrête. A chaque fois que j’ai rendez-vous avec les gens, c’est ce que je fais. Avec plusieurs professeurs de l’université c’est ce que je fais. Je leur dit que je ne vais pas perdre leur temps. Je viens, je dis c’est la bombe, je donne les processus et formules à lire et j’attends qu’ils aient fini de lire, je dis, on a un sujet, donc on peut parler maintenant. Je ne viens pas faire de la littérature.

C’est toujours noir sur blanc d’abord pour donner la preuve que c’est du sérieux, avant qu’on ne s’engage davantage. Même quand j’avais pris contact avec Mariam Vanessa Touré (journaliste à la Télévision nationale), une dame qui a de l’esprit, j’ai fait de même. Vous voulez que je vous dise la véritable racine de nos problèmes ? ? Nous avons perdu jusqu’à la faculté de penser par nous-mêmes et en bons animistes encore. Les morts ne sont pas morts, c’est du direct, de l’absolu dont nos esprits ont été forgés au départ et il ne sert à rien d’essayer de singer le Blanc dans ses abstractions mensongères. Pour évaluer, il faut une équipe de 10 personnes au minimum et une protection rapprochée. Bien entendu, la France va faire des mains et pieds pour enrayer le système en disant ouvertement qu’elle va nous accompagner tout en faisant exactement le contraire en pratique.

Ou alors faisant semblant de nous accompagner en nous envoyant du matériel piégé. Si ce sont les ordinateurs tout ce qu’on fera, elle le récupèrera là-bas en France par la bande. Ou en vous envoyant des coopérants-espions pour faire semblant de nous aider et pendant ce temps, ils fouillent nos affaires, voilà tout le problème. C’est pourquoi je ne parle pas trop. Je veux quelque chose qui soit purement africain. Je veux montrer au Blanc que c’est moi qui lui ai donné la science et non le contraire. Il est un enfant, un élève ? ; je suis le maître (cf. un prêtre égyptien à Solon, législateur grec). Les positions ne peuvent pas changer. L’élève ne peut pas battre le maître, on n’a jamais vu cela. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on verra cela. Il n’y a pas de Blanc dans mon système pour ne pas qu’on dise que si le Blanc n’avait pas été là on n’aura pas pu réussir. Je ne veux pas de cela. On a fait les pyramides sans le Blanc. Je ne veux pas l’assistance technique du Blanc. On n’a pas eu besoin de l’assistance technique du Toubab pour construire les pyramides. Ce n’est pas aujourd’hui que j’aurai besoin de lui. Il peut toujours berner les ignorants avec ses fables de civilisateur mais pour ceux qui ont pris conscience de la valeur scientifique et civilisatrice de l’animisme, c’est peine perdue.

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Par Ali TRAORE & Enok KINDO, pour Sidwaya

Il se nomme Jean Magloire Somé. Chercheur burkinabè, il rêve de développer son pays par la science et souhaite seulement qu’on le mette à l’épreuve. Après avoir lu des dizaines d’ouvrages dont Le livre des morts des mages égyptiens, Pr Jean Magloire Somé, dans cette interview, affiche son rêve de prouver aux autres races que la science vient du Noir.

 
Sidwaya (S.) ? : Qui est Pr Jean Magloire Somé ? ? Jean Magloire Somé (J.M.S) ? : Mon nom est Jean Magloire Somé, je suis professeur en anglais normalement, et chercheur en dilettante. Je dois dire cela, parce que ce qui m’a conduit à la recherche scientifique, c’est mon séjour en Angleterre où j’enseignais dans un lycée et où je n’ai pas été reçu comme ça se devait en tant qu’intellectuel, puisque maintenant je me considère comme « civilisé ». Je devais représenter le type d’homme moderne qu’on devait pouvoir respecter dans n’importe quelle société, surtout dans la société occidentale. Mais, j’y arrive et puis ce n’est pas ce qu’on me fait en signe d’accueil. On continue de me recevoir comme un nègre.Cela m’a révolté et je me suis dit, autant chercher à savoir ce que je suis moi-même d’abord, parce que si je n’arrive pas à déterminer ma propre identité, je ne pourrais pas me faire respecter. Quand bien même je m’habille bien comme un Occidental (veste, cravate, etc.) et que je suis devant le Blanc, il n’a rien à envier de moi. Pourquoi ? ? Parce que toutes les valeurs que je représente sont des valeurs à lui. Il ne me voit qu’en tant qu’une image de lui-même. Cela veut dire qu’il n’a rien à respecter de moi puisque je ne signifie rien. C’est tout cela qui m’a envoyé à la recherche pour que je retrouve ma propre identité. C’est comme cela que cette quête est partie. S. ? : Un littéraire qui, subitement décide de faire des maths, comment avez-vous procédé ? ? JMS ? : Ce n’est pas rare ?.Je suis l’inverse de Cheikh Anta Diop. Il était scientifique, mais pour faire son travail d’anthropologie, de sociologie, pour démontrer que l’Egypte et l’Afrique étaient de la même culture, de la même racine culturelle, il a été obligé de renverser la tendance, puisque les mathématiques ne pouvaient pas démontrer les faits culturels. C’est la nécessité qui amène l’intellectuel à choisir un outil de travail, ce n’est pas la formation. La formation, c’est juste pour vous donner les moyens, les outils. Mais à vous maintenant d’utiliser les outils pour votre propre objectif. Cela dépend de l’objectif que vous visez maintenant. Puisque vous avez les outils, la méthodologie, à vous maintenant de savoir comment vous allez vous en servir…Il est vrai que dans mon cas, j’ai dû repasser par les B.A.BA., reprendre les livres. Quand je me suis rendu compte, après avoir lu Cheikh Anta Diop bien sûr, que l’Egypte et l’Afrique étaient de la même culture, la même racine spirituelle, intellectuelle, etc. je me suis rendu compte qu’il y avait un travail à faire. Le coté scientifique de la pensée animiste n’avait pas été mis en lumière par Cheikh Anta Diop. Ce travail devrait être fait et j’ai voulu le passer à des amis qui étaient dans les disciplines scientifiques à l’université mais ils ont refusé. Là, je me suis retrouvé obligé de faire le travail. Je suis allé carrément recommencer en autodidacte, reprendre les livres. Vous connaissez l’édition du livre de poche « Que sais-je » ? ? Je me suis remis à ces genres de livres. J’ai commencé à reprendre en 6e, ce qu’est un élément, ?un ensemble ?etc.).Cela m’a pris toutes ces années pour reconstituer les bagages qu’il fallait pour rentrer dans le système mathématique. Au-delà, je me suis servi aussi du Livre des morts égyptiens qui est un condensé de l’ensemble des savoirs des mages égyptiens de l’Antiquité, donc de la science de La magie noire-africaine. Mais, il est symboliquement écrit. Le langage symbolique dans lequel les morts se sont exprimés, j’ai dû me le réexpliquer moi-même en lisant leur livre, en méditant sur ce qu’ils disent et en utilisant les alphabets sur lesquels ils se sont basés pour faire leur travail. L’alphabet magique (alpha, beta, gamma, delta) et puis l’alphabet animique, etc. Ce sont des alphabets et chaque symbole dans ces alphabets est non pas une figure géométrique pleine comme le carré ou le triangle, mais une figure de l’espace qui exprime une fonction de l’espace. Comment expliquer la fonction de chaque symbole ? ?C’est ce travail que j’ai dû faire et quand je me suis rendu compte que j’avais acquis une compréhension profonde de ce langage, les portes des mathématiques se sont ouvertes tout simplement. Parce que quelle que soit la discipline, que ce soient les maths, la physique, la chimie, la génétique, vous n’emploierez que ces alphabets. Ce sont les seuls outils qui rentrent dans toutes les disciplines de la Science. S. ? : Et si aujourd’hui on vous demandait de vous définir ou de vous situer. Etes-vous un mathématicien, un professeur d’anglais ou un chercheur ? ? J.M.S ? : Je dois dire que je suis devenu chercheur tout simplement. A la fois mathématicien, physicien, chimiste, généticien et j’en passe, puisque cet alphabet traverse toutes les disciplines. Toutes ces disciplines sont liées, parce que l’univers est un tout. Alors vous ne pourrez pas séparer les mathématiques de la physique ? ; 0l’univers ne marche pas comme cela. C’est l’homme qui a pour les besoins de son étude, séparé les disciplines, mais dans les pyramides, on ne sépare pas les disciplines. Votre formation vous permet de rentrer dans toutes les disciplines à la fois, pour peu que vous compreniez le langage symbolique. Autant vous rentrez dans les mathématiques, vous continuez dans la physique et la chimie, vous terminez à la génétique, vous montez à la mythologie, vous redescendez à la psychologie, etc. S. ? : Est-ce à dire que vous avez quitté l’Angleterre pour aller étudier ces notions en terre égyptienne ? ? J.M.S ? : Non. Je ne suis jamais allé en Egypte. J’ai simplement acheté Le Livre des morts en Angleterre. J’ai commencé avec Cheikh Anta Diop, (Nation nègre et culture, etc.) puis N’krumah et bien d’autres auteurs africains et c’est Cheikh Anta Diop qui a le plus retenu mon attention. Je cherchais les moyens de l’approfondir, puisqu’il a fait la démonstration de la parenté cultuelle entre l’Egypte antique et l’Afrique d’aujourd’hui. Seulement, c’est l’aspect mathématique qu’il n’a pas approfondi. Bizarrement, il a fait un travail de littéraire et non de mathématicien en tant que tel. Il aurait dû, puisqu’il avait l’avantage d’avoir compris que ces deux sociétés proviennent de la même racine. Il aurait dû développer la pensée scientifique animiste de manière systématique. Je m’en suis rendu compte et j’ai dit qu’il faut faire ce travail. S. ? : Vous avez fait ce travail, quels sont les résultats auxquels vous êtes parvenu ? ? J.M.S ? : Pour les résultats, il y a deux niveaux. D’abord les codes cultuels, parce que chaque société fonctionne selon des codes, l’éducation est codifiée. Toute éducation codifie sa manière d’être et l’éducation de l’enfant suit ce code. On ne le dit pas verbalement mais c’est impliqué dans la manière dont on vous éduque. Les codes cultuels sont différents selon les sociétés africaine, orientale, occidentale ou asiatique. J’ai fait un travail de relecture de tous les codes cultuels de ces quatre races de l’humanité : la race noire africaine, la race jaune orientale, la race blanche occidentale et la race rouge asiatique. Il y a donc quatre codes cultuels.L’autre aspect, le 2ème axe, c’est la lecture scientifique de l’univers en tant que tel et les résultats sont surprenants, parce que j’ai reconstitué la démarche qui permet de créer l’énergie atomique selon la lecture du Livre des morts, parce que c’est décrit dans ce livre. Le livre décrit le processus de la réalisation de l’énergie atomique dans l’univers lui-même. Si vous connaissez le processus qui permet à l’univers de créer l’énergie atomique par lui-même, vous avez la voie, le chemin. Vous pouvez vous-même utiliser l’énergie atomique puisque vous savez comment elle est créée dans l’univers. Ensuite, il y a le processus de la création de l’énergie cosmique et de la conception des êtres vivants. Dans Le livre des morts, tout est écrit. Il suffit de voir la clé de vie (le hank), vous avez le processus de création de l’énergie atomique au-dessus. La question de l’énergie cosmique est en bas, la vivification et l’animation qui vont ensemble. La traduction de ces plans de réalité exprimés symboliquement dans Le Livre des morts égyptien fait appel à des équations mathématiques, physiques et se termine dans la chimie et la génétique.Ce sont des équations et non pas de la littérature. Je parle de code, parce que les mages ont tout codifié avant de disparaître, parce qu’ils savaient qu’ils allaient disparaître. Ils ont tout codifié pour pouvoir le conserver. S. ? : Comment avez-vous procédé pour découvrir ces codes qui apparemment ne sont pas accessibles à n’importe quel individu ? ? J.M.S ? : C’est pourquoi j’ai dit que c’est 25 ans de lecture tous azimuts. Je ne me suis pas limité à Cheikh Anta Diop, ni au Livre des morts, je suis allé lire James Georges Fraser qui a produit, je dirais, un livre documentaire sur les croyances antiques de tous les peuples de la terre, Mircea Eliade, Claude Levis Strauss, Umberto Eco, pour ne citer que la crème, et j’en passe…Je suis allé lire Einstein lui-même et ses atomistes (Becquerel, Curie, Fermi, etc), j’ai lu tout ce qu’il y avait comme ouvrages scientifiques disponibles sur l’ensemble de l’expérience de la vie des hommes de science, je n’ai rien négligé. C’est 25 ans de fouilles et de recoupements qui m’ont permis de faire ce travail-là. Je ne peux pas citer tous les ouvrages que j’ai lus ? ; que ce soit en mathématique, en physique, en chimie, en génétique, en anthropologie, en psychologie, etc. je lisais tout ce qui me tombait sous la main parce que toutes ces informations ont été en quelque sorte dispersées. Il fallait donc recenser le tout et le recondenser pour pouvoir comprendre et reconstituer, reconstruire Le Codex, c’est-à-dire la vision totalitaire de l’Univers en création, les choses telles qu’elles étaient (en tronc commun) au commencement ? : In Illo Tempore comme dit Le Livre des morts. C’est donc 25 ans au moins de lecture soutenue tous azimuts d’abord et ensuite, l’illumination est venue. Peut-être qu’il y a un, je ne sais quoi (miracle ? ?).En tous les cas il y en a qui diront une inspiration ou une révélation, mais moi je n’aime pas ces mots. La révélation, c’est si je suis assis à la maison et puis ça me tombe là-dessus comme ça facilement. Non j’ai lu abondamment et surabondamment ? ; je vais vous donner le rythme de lecture que je m’étais imposé pour rassembler les pièces de mon puzzle géant ? : six heures du matin, je commence ma lecture, à 18 heures, j’arrête ma lecture. C’est une lecture non stop avec que du café et des cigarettes ? ; même pour manger je ne voulais pas qu’on me dérange. A 18 heures, je me lève les pieds ankylosés, je marche pendant une heure ou deux heures dans le quartier. C’était à Abidjan. Je reviens à 20 heures, je mange un peu, je me repose un peu. 21 heures, je reprends la lecture jusqu’à 4 heures du matin quand le muezzin appelle à la prière. Je commence à dormir, mais c’est un sommeil de plomb car à 6 heures, voire 7 heures ou plus tard, je suis déjà debout.C’est au maximum 3 heures de sommeil, pas plus que cela. C’est comme si je chronométrais avant de me coucher et dès que je me réveille, je me fais un café très condensé, tellement condensé que quand il vous touche la langue vous frissonnez ? ; vous ne pouvez pas le boire, mais c’est ce qu’il me faut pour que je me réveille définitivement. Et je reprends encore ma lecture jusqu’à 18 heures. Procédez comme cela pendant au moins 10 ans et vous allez voir les résultats sur vous-même…Lecture intensive tous azimuts pendant au moins 10 ans et vous allez commencer à sentir que votre esprit est en train de se réveiller, en train de faire autre chose, c’est comme cela que c’est venu. Je ne me suis pas assis à la maison paresseusement et brusquement j’ai eu le Codex et puis je fais les mathématiques et patati patata ?… Cela a été un engagement total de tout mon être, intellectuel, spirituel et physique… S. ? : A vous écouter, vous semblez savoir à peu près comment on fabrique une bombe atomique. Est-ce que vous avez la formule et qu’est-ce que cela peut apporter à un pays comme le Burkina Faso ? ? J.M.S ? : Mais bien sûr ? ! J’ai même les équations et tout ici dans ce sac. En fait, ce n’est pas la bombe en tant que telle qui m’intéresse mais la maîtrise de l’énergie atomique. Avec cela, on peut envisager de construire des usines…Les usines fonctionneront à l’énergie. Si vous n’avez pas assez d’énergie, vous ne pouvez pas créer d’usines, vous ne pouvez pas éclairer les grandes villes. C’est l’application positive de l’énergie atomique qui m’intéresse, ce n’est pas la bombe. La bombe, c’est pour détruire. C’est pour cela justement que les mages ne l’ont pas utilisée. Ils savaient le processus de la fission naturelle de l’uranium. Maintenant pour séparer l’uranium 238 de l’uranium 235, il faut employer un procédé alchimique... D’ailleurs pour obtenir du plutonium, c’est le deutérium qui devient catalyseur de la réaction chimique. Il faut un processus alchimique d’abord et ensuite, le processus chimique et la boucle est bouclée ? ! A partir de là, la question qui reste c’est la question de la masse critique. Quelle quantité d’uranium faut-il pour que l’explosion soit effective ? ? S’il y a une petite quantité, la masse va lâcher ses électrons, mais cela ne fera pas un effet soutenu. Elle va peut-être produire de la chaleur etc. S. ? : Le Burkina a un problème d’énergie. Qu’est-ce que vous attendez pour déployer votre savoir pour sauver le pays ? ? J.M.S ? : Justement c’est pour cela que je viens à vous pour que l’information puisse atteindre ceux qui peuvent me donner les moyens et me fournir les hommes pour qu’on y travaille. J’ai trouvé les processus qui vont nous permettre de les exploiter. Même que dans la génétique il y a des processus pour améliorer la production des plantes. ? S. Vous-avez besoin de quoi exactement ? ? J.M.S ? : Dans un cas de figure comme celui-là, il faut tout simplement une équipe de chercheurs, toutes disciplines confondues, parce qu’on aura besoin de plusieurs ?compétences ; de physiciens, de chimistes et de mathématiciens. Deuxième chose, il faut un équipement, une équipe de chercheurs et puis c’est tout. Maintenant ce sera à l’équipe de faire le reste. S. ? : Si par exemple on vous nommait patron du Centre national de recherche scientifique, pourriez-vous aider le Burkina à changer son statut de pays en développement ? J.M.S ? : Je donne ma tête à couper, si je ne réussis pas. Les mages égyptiens n’étaient pas des enfants de chœur. Vous pouvez me croire ? ! Il ne s’agit pas de la science à l’occidentale, science de tâtonnements ! Ce sont des pensées divines puisées à la source, exactement comme Dieu pense lui-même, c’est-à-dire Science du Sacré. C’est comme cela la voie magique ? ; il n’y a pas le moindre doute là-dedans ? ; le doute cartésien est inconnu dans la pensée magique. C’est l’absolu qui y gouverne. On n’a pas construit les pyramides par abstraction. Regardez les pyramides ? ; qui peut en faire autant ? ? Cela vous donne la hauteur de la science à laquelle ils étaient parvenus. Voyez, jusqu’aujourd’hui, on ne sait pas comment elles ont été faites.Cela veut dire que moi qui ne suis qu’à mes débuts depuis deux dizaines d’années seulement à creuser et voici que déjà je vous apporte la technologie nucléaire ? ! C’est vous dire que les Anciens en savaient beaucoup plus qu’ils ne l’ont laissé croire aux modernes. Ils avaient déjà la maîtrise de la science atomique et de l’énergie en général… Le dieu solaire Râ, pour un homme intelligent, ça donne à réfléchir. S. ? : Est-ce qu’actuellement le Centre national de recherche scientifique dispose d’équipements qui puissent vous permettre de travailler ? ? J.M.S ? : Non S. : Qu’est-ce que vous attendez concrètement des autorités burkinabè pour que vos désirs soient accomplis ? ? J.M.S ? : Ce que je demande est très simple ? ; qu’on me mette à l’épreuve tout simplement ? ; ce n’est pas compliqué. Ce n’est pas une longue histoire. Qu’on me donne une équipe de chercheurs, un laboratoire équipé et je vais donner cette science d’abord à cette équipe de chercheurs ? ; ils ne vont plus penser comme le Blanc. Quand cette équipe sera rodée, vous pourrez lancer vos commandes ? : des avions, on vous les construit. On a construit des pyramides avec cette science ; elle a déjà fait ses preuves ? : les premiers chantiers navals pour construire des pirogues et des bateaux, puisque la première des civilisations vivait ?sur l’eau pour ainsi dire, l’inondation saisonnière du Nil (les crues), d’où la nécessité d’inventer le bateau. Ainsi, je ne donne pas plus de 10 ans ? ; 5 ans déjà l’équipe est rodée et ça va démarrer. Ce ne sont pas des choses qu’on fait pour la première fois, c’est des choses qu’on a déjà fait qu’on remet à jour, donc on ne vient pas pour tâtonner. S. Mais le Burkina Faso a-t-il, selon vous, les hommes qu’il faut pour vous accompagner dans cette entreprise ? ? J.M.S ? : Il doit avoir des hommes, même s’ils ne sont pas tous à l’intérieur il y en a à l’extérieur à servir l’occident là-bas ? ; on les détourne par «  ?immigration choisie ? !? ». Comment un pays fait-il pour se développer ? ? Mais il appelle ses ressortissants, même s’ils sont je ne sais où ? ; le pays a besoin d’eux. Il dit, venez parce que nous avons un défi à relever. Mais si vous lui faites une proposition qu’il ne peut pas accepter, il ne viendra pas ? ! Admettons qu’il touche 500 ?000 FCFA en France et vous lui proposez 200 ?000f, par nationalisme, il ne va pas accepter et c’est humain ? ; faites-lui une proposition qui soit à la hauteur du travail qu’il va faire et à partir de ce moment, il saura que vous êtes un interlocuteur sérieux. Il faut avoir la volonté de faire de grandes choses, sinon le savoir pour le faire est là aujourd’hui. Aurons-nous la volonté de faire ?de grandes choses comme nos Ancêtres les Pharaons ? ? Ou allons-nous nous contenter de nous complaire, dans la présente médiocrité ? ? La réponse nous appartient à nous et non à quelque fantasmagorique puissance mondiale ? ! S. : A vous entendre, on a l’impression que vous abordez les choses comme le savant Mamadou Dango en son temps. Est-ce que l’on peut vous comparer ? ? J.M.S ? : Mais je connais Dango, je connais aussi le professeur Moustapha Diabaté qui a créé l’indicamétrie. On a travaillé ensemble à Abidjan. On a fait des conférences jusqu’à l’Assemblé nationale de la Côte d’Ivoire en son temps, avant que je ne rentre ici. J’ai même failli prendre la nationalité ivoirienne pour pouvoir rester à l’Université de Bouaké. On m’avait proposé un poste à Bouaké avec la condition qu’il fallait que je prenne la nationalité ivoirienne. Je suis allé voir l’ambassadeur Emile Ilboudo (Ndlr ? : ancien ambassadeur du Burkina en Côte d’Ivoire). Il m’a dit que je pouvais le faire, mais de savoir que je suis Burkinabè. Moi j’ai préféré qu’il me fasse entrer par la valise diplomatique ? ; ce qui n’a pas pu se faire. Je suis quant même rentré parce que je me suis dit que si je donne cette science aux Ivoiriens et un jour, y a un problème entre les deux pays (déjà que l’ivoirité y faisait rage), c’est ma science que j’aurais donnée là-bas qui va servir à massacrer les miens. Autant que je revienne au Burkina et que je la propose ici d’abord.Maintenant si on dit qu’on n’en veut pas, libre à moi d’aller la proposer ailleurs. C’est la logique que j’ai suivie et depuis 2000 je suis là, je parle dans les journaux, j’explique, je dis pour ne pas qu’un jour je me sente coupable. J’ai proposé d’abord au Burkina, le Burkina ne m’a pas écouté. Maintenant je peux aller proposer au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, etc. Là où on en aura besoin simplement, là je n’ai rien à me reprocher sinon je les connais très bien et je ne vais pas juger leurs œuvres. Chacun à son domaine et chacun parle pour son domaine. Cependant, ce que je peux dire c’est que nous pouvons travailler ensemble comme nous l’avons déjà fait de par le passé… S. : Qu’est-ce que les mathématiques peuvent apporter comme changement dans les conditions de vie des Burkinabè au jour d’aujourd’hui, selon vous ? ? J.M.S ? : Les mathématiques peuvent tout apporter, parce que quand on parle de développement, le moteur de celui-ci c’est la science ?.Voyez combien de milliards les USA investissent dans les recherches scientifiques. Ils vont même jusque sur la lune. Nous, on avait construit des pyramides. Les mathématiques permettent d’améliorer la vie, parce que si vous créez les machines agricoles, vous augmentez votre rendement. Si vous créez les appareils électroménagers, vous améliorez la vie au domicile des gens, etc. et tout cela passe par la science. Et sans la science, il ne peut pas y avoir de développement. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas l’argent qui développe, c’est l’intelligence appliquée qui développe. Vous êtes milliardaire mais si vous ne pouvez pas créer, ni fabriquer une seule aiguille, votre milliard ne vous servira à rien. Ça ne vous servira seulement qu’à faire la fête. Mais, vous n’avez rien apporté de neuf dans l’existence humaine. L’argent n’est qu’un outil pour se donner les moyens matériels de faire quelque chose. S. ? : Est-ce que ce n’est pas ce qui manque à un pays comme le Burkina, contrairement aux USA où on investit des milliards ? ? J.P.S ? : Je sais mais pour une œuvre comme celle-là, on n’a pas besoin de commencer par des milliards. Une équipe dans la 1ère et 2e année pour être formée au Codex, mais ce sont des salaires avec un cadre dans lequel des rencontres peuvent être prévues, échelonnées, programmées, et puis je viens et on travaille. C’est le départ de tout comme cela. Cette formation ne demandera pas des milliards pour mettre en place l’équipe et lui donner l’outil du Codex, la codification, comment est-ce que toutes les sciences ont été codifiées, pour leur donner l’outil de la codification. Après 2 ou 3 ans, ils deviendront des maîtres ? ; et puisqu’ils seront au départ de niveau universitaire, il n’y aura pas grand chose que de leur donner le sens des symboles qu’ils utilisent déjà sans toujours bien les comprendre. La 2e phase, il va falloir passer à l’équipement, parce que le savoir est déjà acquis. Il faut passer à l’application de ce savoir.Il ne faut pas penser que ce sont des choses qui coûtent tout de suite des milliards. Cela coûte quelques millions pour payer les salaires des professeurs sélectionnés pour rentrer dans le système. Et puis cela va aller à l’ordre de milliard pour l’application. Dans la 1ère phase, ce n’est que des millions. S. ? : Le Burkina fait face à des changements climatiques et les conséquences sont très visibles, notamment la famine et les inondations devenues fréquentes. Comment ce pays peut-il prendre des mesures pour se mettre à l’abri des conséquences ? ? J.M.S ? : Je crois que ce n’est pas un effet du hasard que nous vivons. C’est à dire que l’humanité est arrivée au terme de son évolution et comme j’avais dit il y a 4 races. Nous, Africains avons reçu le savoir de Dieu. Nous l’avons donné aux autres, à l’ensemble de l’humanité. Les Jaunes ont d’abord pris cela, ensuite c’est passé aux Rouges puis les Blancs sont les derniers sur la chaîne à l’avoir reçu. La civilisation que nous avons créée en Egypte sur la base du savoir est en train de boucler son cycle puisque les lumières ont touché maintenant toutes les parties du monde. C’est tout à fait normal quand le cycle se boucle, vous revenez au point de départ, vous revenez à l’Afrique pour relancer un nouveau cycle. Ce n’est pas l’effet du hasard, c’est le Livre des morts qui l’exprime et qui l’explique.D’ailleurs je vous ai fourni la démarche scientifique de la pensée animiste. Voyez le paradoxe ? : je suis professeur d’anglais et je rentre dans les mathématiques comme un couteau dans du beurre, si ce n’est pas un programme de l’univers lui-même de Dieu lui-même(ou de la destinée, ?appelez cela comme vous vous voudrez), mais expliquez-moi donc comment j’y arrive ? ? Moi-même je m’étonne des fois, je me surprends complètement et je surprends les autres professeurs d’université à qui je soumets mes travaux. Ils me demandent comment je fais et je leur réponds que je ne sais pas. Je vois la loi dans l’espace. Je peux vous faire des illustrations, de la manière dont on peut voir à travers le repère orthonormé, l’ensemble des symboles et des nombres. Le repère orthonormé contient tous les symboles et tous les nombres à la fois. Lire une loi dans l’espace c’est une banalité. Vous n’avez qu’à tracer les repères et tout parle seul. La carte parle toute seule. Vous n’avez qu’à relever les données et c’est de l’absolu. Ici encore je vous introduis déjà dans le domaine de la géographie sacrée des mages égyptiens…Les problèmes du Burkina ont leurs solutions tout justes à côté. Si vous allez chercher loin, tant pis pour vous. L’univers ne ment pas et ne triche pas. Quand il vous apporte un problème, il vous apporte en même temps la solution. S. ? : Et la solution pour le Burkina ? ? J.M.S ? : C’est le Codex, pas pour le Burkina seul, mais pour l’ensemble de l’Afrique ? ? C’est notre tour aujourd’hui de reprendre le flambeau que nous avions passé aux autres. Maintenant pour appliquer la science dans toute sa rigueur, je vous effrayerai, si je vous dis que la maîtrise de l’énergie cosmique conduit à la soucoupe volante. La première que l’humanité doit construire tout simplement et c’est ça l’œuvre que nous allons apporter aujourd’hui. Cela tient aux problèmes de la démographie et de la pollution. Vous me faites aller plus loin que je ne le veux mais je vais le dire ? : la démographie, le monde, c’est comme un œuf qui est en train de se remplir. La terre ne se crée pas de nouvelles terres ? ; elle est limitée, mais les hommes sont de plus en plus nombreux à cause de quoi ? ? La médecine. C’est un défi que de nourrir tous ces gens, et il faut que chacun puisse habiter sur cette terre, ce qui est un défi plus poignant ? ! D’ici à 100, 200 ans voire 500 ans, ça va être comble.Le Premier problème que nous allons avoir d’ici une centaine d’années déjà sera celui de la pollution, c’est un cercle vicieux, pour nourrir tout ce monde, il faut plus de productions industrielles, donc plus de dégagements de déchets, du CO2 dans l’air, donc plus de pollution. Nous rentrons donc dans un cercle vicieux condamné à polluer pour produire. Alors, c’est un goulot d’étranglement que nous allons vivre d’ici à 100, ?150 voire 200 ans. La terre ne sera plus habitable, si on continue à ce rythme. Il faut commencer à chercher des solutions dès maintenant .Quand le problème se posera, l’on aura déjà organisé la solution. L’humanité doit faire face à ses problèmes et il faut les solutions au sens large. Ce n’est pas le Burkina qui sera seulement touché. Les questions de démographie et de pollution, ce sont les deux grands problèmes que nous allons avoir. Ce qu’on me donne aujourd’hui, c’est pour préparer les solutions à ces problèmes quand ils vont commencer à se poser. L’excédent de la population, avec la science qu’on aura portée carrément au niveau le plus haut, va être envoyé dans les autres planètes qui seront rendues viables par la science, parce que dans le système solaire, seule la terre a une position qui fait qu’elle est viable, pas trop loin du soleil, pas trop loin du froid intense de l’univers.Toutes les autres sont soit trop éloignées, soit trop rapprochées donc frigides, impossibles d’y habiter par manque d’oxygène etc., il faut construire des villes bouclées, fermées, oxygénées artificiellement. S. : Cela veut dire que le Burkina va disparaître… J.M.S ? : Non je ne parle pas d’ici. Là-bas sur les autres planètes où l’excédent de la population terrestre doit être envoyé. S. ? : Cela veut dire que si on n’arrive pas à construire cette soucoupe volante, on sera condamné à périr ? ? J.M.S ? : On va s’entretuer et c’est le monde entier qui va entrer dans une guerre effroyable, parce que c’est la survie, c’est le-sauve-qui-peut. Imaginez s’il n’y a plus de terre pour habiter, ne parlons pas de cultiver et la pollution fait rage. Même l’air vous sera finalement rationné sinon vendu pour respirer. Mais imaginez ce que cela va être. Alors dites-moi, ce n’est pas une guerre pour le Burkina, mais de toute l’humanité entière. Que l’on s’entretue ou non, cela n’aura plus d’importance, puisque nous serions tous condamnés à mort. Tuer quelqu’un ou se faire tuer ne sera plus qu’un jeu, un passe-temps. Vous êtes condamné, vous avez peur de quoi ? ? Voilà ce que l’humanité va devenir. Bien sûr, on peut ne pas se sentir concerné parce que 100, 200 ans de maintenant, nous ne serons plus ? là ; égocentrisme humain bien senti ? ! Pas d’étonnement à cela. S. : Vous avez dit tantôt que la solution c’est le Codex. Qu’est-ce que cela signifie ? ? J.M.S ? : C’est un système de codification du savoir que les mages ont mis en place avant de disparaitre. Tout leur savoir, ils l’ont versé dans les codes. Vous ouvrez le code, vous avez tout leur savoir. Le code a permis de conserver tout le savoir égyptien. Et vous avez Le Livre des morts qui vous permet maintenant de vous y initier. Les démarches y sont expliquées de façon symbolique. Vous avez l’alphabet (Alpha, Beta, Gamma). Vous avez le livre, vous jonglez avec les deux, vous reconstituez, vous avez leur savoir. S. ? : Avez-vous déjà été approché par les Américains ou ceux qui ont les moyens pour que vous partiez travailler dans leurs centres de recherche ? ? J.M.S ? : Non et je ne le souhaite pas non plus, parce que je veux faire la preuve que nous, les Africains noirs, nous ne sommes pas des imbéciles, et que la science n’a rien de sorcier. Absolument rien. Je veux si on me met à l’épreuve de construire la bombe pour qu’on sache que moi, un Noir, je suis capable de cela et pire encore. Je ne veux pas de l’assistance du Blanc. J’en ai assez. Il n’a pas deux têtes et c’est nous qui l’avons civilisé, c’est nous qui lui avons donné la science. Pythagore et Thalès ne sont pas des personnes. Pythagore, c’est py-tha-go-ras, c’est le code ? ; Thalès c’est Thalassé, c’est le code. Ce ne sont pas des personnes qui ont existé. Comment je suis arrivé à la bombe. En reprenant la démarche de Pythagore, on remonte à Thalassé, on descend. On monte dans les cimes de l’univers pour aller trouver l’uranium, on descend dans les profondeurs de l’univers pour trouver le plutonium. C’est tout simplement comme cela ni plus ni moins. Les équations sont là. C’est comme la culture, c’est codifié. S. ? : Il y a l’Iran qui défraie actuellement la chronique, elle est suspectée de fabrication de bombe atomique. En tant que scientifique, pensez-vous que ce pays dispose de mathématiciens, de physiciens, de chimistes capables de fabriquer la bombe atomique ? ? J.M.S ? : Je ne peux pas répondre à cette question, parce que l’Iran c’est bien loin de moi et je ne peux pas évaluer les compétences des scientifiques que les Iraniens ont sur leur terre. Comme je l’ai dit, la fabrication de la bombe atomique n’est pas si compliquée. S. ? : Mais pourquoi ce sont quelques grandes puissances qui en possèdent ? ? J.M.S ? : Justement parce qu’ils ont trouvé le chemin. Vous trouvez le chemin, vous faites la même chose. Au fond la bombe a été trouvée par les Anciens et elle se trouve précisément dans Le Pythagoras. Seulement la sagesse avait prévalu à l’étourderie et sauf pour Sodome et Gomorrhe. En fait, toute la prétendue science moderne n’est faite que de bric et de broc de La Science de la magie noire africaine dont la civilisation pharaonique a été la culmination. S. : Vous êtes pour ou contre la bombe atomique ? ? J.M.S ? : Je suis contre la fabrication de la bombe en tant que telle mais je suis pour l’usage de l’énergie atomique ? ; pas la bombe qui, elle, n’est pas bonne ? ; elle est faite pour détruire mais l’énergie peut être utilisée pour le bien de la population. S. ? : Le Burkina peut-il avoir de l’énergie à partir de l’uranium ? ?? ? ?Oui bien sûr, pour peu qu’on en fasse une priorité nationale. S. ? : Où trouver de l’uranium ? ? Il n’y a pas que le Niger à côté qui dispose de l’uranium. J.M.S ? : Mais il faut acheter ? ; ça se vend sur le marché. Il n’y a pas seulement le Niger, il y a aussi le Congo. S. : Pourquoi il ne faudrait pas plutôt privilégier l’énergie solaire que l’énergie atomique qui est plus compliquée ? ? L’énergie solaire est une bonne chose. Mais elle s’utilise de façon individuelle, elle n’est pas collective. On ne centralise pas les puissances pour les dispatcher. Chacun utilise son panneau solaire, c’est peut-être cela le problème. En ce sens-là le gouvernement perd. Vous n’avez plus de factures à payer à la SONABEL. Cela veut dire que vous vivez en société mais vous vous retirez de la société en quelque sorte. Si on veut vraiment améliorer la société, il n’y a plus d’impôts, plus de devises pour le gouvernement pour le faire ? ; c’est peut-être ça le petit problème sinon moi ça ne me dérange pas. Mais maintenant, l’énergie atomique permettra éventuellement de lancer les machines, les navettes, ce n’est pas seulement une énergie pour les gens. S. : Et la solution, c’est ? J.M.S ? : La solution, c’est l’irradiation subatomique et elle est dans l’air. Les équations sur l’énergie cosmique, c’est que vous la puisez en chemin, vous vous alimentez en chemin. Pas besoin de prendre la charge utile au départ. Elle est dans l’air et il faut la puiser dans l’air. S. ? : Jusqu’à présent, les Américains et les occidentaux ne connaissent pas cela ? ? J.M.S ? : Pas du tout. Impossible. L’esprit du Blanc n’est pas l’esprit de l’Africain. Le Blanc est cartésien, il n’est pas irrationnel. Il refuse l’irrationnel or Dieu est irrationnel. C’est là que se trouve la solution. Il passe son temps en mathématique à écrire i. Il ne sait pas que l’irrationnel, c’est ça qui commence par i. L’imaginaire, l’irrationnel c’est exactement la même chose et les solutions sont là-bas. Mais le Blanc refuse d’être irrationnel, comment voulez-vous qu’il trouve la solution. Son esprit refuse de sauter dans l’inconnu. S. ? : Le Burkina a-t-il intérêt, selon vous, à mettre l’accent sur uniquement les matières scientifiques ? J.M.S ? : Absolument. C’est tout bénéfice, sinon si c’est le développement par le discours ? ; oubliez cela. Sans science pas de développement. Même mille ans après, on peut être milliardaire comme on veut, il n’y aura pas de développement. Vous connaissez l’homme, donnez des milliards à un gouvernement, chacun empoche ce qu’il peut. Ce n’est pas l’argent seulement qui peut développer un pays, mais un peu d’argent et des scientifiques pointus qui peuvent produire des moyens de développement. Si on donne 10 milliards FCFA, vous leur versez seulement deux. Au bout de quelques temps, ils vous sortent des moyens et ça améliore la vie. Le développement, c’est une question d’outils, ce n’est pas un discours. Ce sont des techniques.Appliquez-les sinon créez les cadres et les conditions pour lancer et soutenir la créativité ou bien l’Africain est-il un imbécile congénital ? ? Sait-on jamais et ce n’est pas non plus ni raisonnable ni réaliste d’attendre que quelqu’un d’autre vienne balayer votre maison pour vous. ? On ne peut pas attendre que quelqu’un d’autre vienne développer le Burkina. Que la France développe le Burkina pour nous ? ? La France n’a aucun intérêt à développer le Burkina. Ça fait combien d’années qu’on est avec elle. Vous avez vu une seule usine qui marche ici ? ? Sofitex, un jour ça marche, demain c’est fermé. C’est la seule qu’ils nous ont concédée, après 50 ans de coopération, ça ne vous dit rien ? ? Après tout, le Général de Gaulle nous avait prévenus ? : la France n’a pas d’amis ? ; elle n’a que des intérêts. Alors n’essayons pas d’être plus royalistes que le roi. S. ? : Est-il possible pour le Burkina de se départir de la France ? J.M.S ? : Le Burkina n’a pas à refuser l’amélioration des conditions de vie des Burkinabé pour raison de coopération. Ce n’est pas à cause de la coopération française que nous allons refuser à nos populations l’amélioration de leurs conditions de vie par la science. Si la France demande aux Burkinabè de ne pas entrer dans la science à cause de la coopération, je dirai que c’est de la malveillance envers nous. Si c’est ça, l’amitié avec la France, je n’en veux pas. On a les moyens par notre propre effort d’entrer dans la science tous azimuts, et à cause de la coopération française, on va se refuser ce droit de créer des machines qui vont permettre d’améliorer la vie de nos populations ? ? Ce serait le comble de l’absurde ? ! Bref, trêve de négro-scepticisme et d’afro-pessimisme ? ! S. ? : Combien d’hommes, de F CFA et de temps demandez-vous pour pouvoir développer le Burkina, ?si c’était possible ? J.M.S ? : Il y a deux axes de lecture. Il y a d’abord, l’axe scientifique pur de la recherche fondamentale qu’on peut appliquer. Mathématiciens, physiciens, chimistes, généticiens c’est ça l’axe où l’on rentre dans le pur de l’Imaginaire divin. Maintenant, il y a l’autre axe culturel. Je commence par la linguistique parce que nos langues même sont codifiées. Il faudra fouiller dedans pour voir ce que les Egyptiens ont mis dedans, parce que la mythologie est un autre domaine. La lecture des mythes, les contes africains, ce sont des richesses qui sont là. C’est une richesse qui est là. Il faut fouiller tout ça. Il faut des sociologues, psychologues etc. Au total, il faut réunir une dizaine de personnes au moins mais pointues pour pouvoir aller vite parce que le Codex c’est une question de vitesse ? ; ça va très vite.Alors, il faut que les gens soient bien réglées dans leur esprit d’abord et à partir de ce moment, on démarre et c’est du non stop. Si vous avez une équipe minimale de chercheurs (10 personnes), si vous considérez combien on va les payer par mois pendant au moins cinq ans pour pouvoir fouiller et reconstituer, vous saurez ce qu’il faut mobiliser comme finances. Moi j’ai reconstitué pas mal de choses déjà mais je sais qu’il y en a davantage mais d’abord il faut leur donner la méthode, la lecture symbolique. Souvent avant de m’engager je donne le code. Vous lisez si c’est faux, on arrête. A chaque fois que j’ai rendez-vous avec les gens, c’est ce que je fais. Avec plusieurs professeurs de l’université c’est ce que je fais. Je leur dit que je ne vais pas perdre leur temps. Je viens, je dis c’est la bombe, je donne les processus et formules à lire et j’attends qu’ils aient fini de lire, je dis, on a un sujet, donc on peut parler maintenant. Je ne viens pas faire de la littérature.C’est toujours noir sur blanc d’abord pour donner la preuve que c’est du sérieux, avant qu’on ne s’engage davantage. Même quand j’avais pris contact avec Mariam Vanessa Touré (journaliste à la Télévision nationale), une dame qui a de l’esprit, j’ai fait de même. Vous voulez que je vous dise la véritable racine de nos problèmes ? ? Nous avons perdu jusqu’à la faculté de penser par nous-mêmes et en bons animistes encore. Les morts ne sont pas morts, c’est du direct, de l’absolu dont nos esprits ont été forgés au départ et il ne sert à rien d’essayer de singer le Blanc dans ses abstractions mensongères. Pour évaluer, il faut une équipe de 10 personnes au minimum et une protection rapprochée. Bien entendu, la France va faire des mains et pieds pour enrayer le système en disant ouvertement qu’elle va nous accompagner tout en faisant exactement le contraire en pratique.Ou alors faisant semblant de nous accompagner en nous envoyant du matériel piégé. Si ce sont les ordinateurs tout ce qu’on fera, elle le récupèrera là-bas en France par la bande. Ou en vous envoyant des coopérants-espions pour faire semblant de nous aider et pendant ce temps, ils fouillent nos affaires, voilà tout le problème. C’est pourquoi je ne parle pas trop. Je veux quelque chose qui soit purement africain. Je veux montrer au Blanc que c’est moi qui lui ai donné la science et non le contraire. Il est un enfant, un élève ? ; je suis le maître (cf. un prêtre égyptien à Solon, législateur grec). Les positions ne peuvent pas changer. L’élève ne peut pas battre le maître, on n’a jamais vu cela. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on verra cela. Il n’y a pas de Blanc dans mon système pour ne pas qu’on dise que si le Blanc n’avait pas été là on n’aura pas pu réussir. Je ne veux pas de cela. On a fait les pyramides sans le Blanc. Je ne veux pas l’assistance technique du Blanc. On n’a pas eu besoin de l’assistance technique du Toubab pour construire les pyramides. Ce n’est pas aujourd’hui que j’aurai besoin de lui. Il peut toujours berner les ignorants avec ses fables de civilisateur mais pour ceux qui ont pris conscience de la valeur scientifique et civilisatrice de l’animisme, c’est peine perdue.

Par Ali TRAORE & Enok KINDO pour Sidwaya

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