Les Africains de la liste TIME 100 des plus influents du monde en 2013

Icônes, leaders ou pionniers, voici les personnalités qui représentent le continent africain cette année.

Le magazine Time vient de dévoiler sa liste annuelle des personnes les plus influentes du monde. Si la liste compte d’éminents personnages internationaux comme le président Barack Obama ou le magnat du divertissement Jay-Z, un certain nombre de personnalités représente le continent africain. Icônes, leaders ou pionniers, voici la liste des Africains les plus influents du monde en 2013.

Icônes

Omotola Jalade-Ekeinde, Nigeria

Omotola Jolade-Ekeinde a été nommée dans la catégorie Icônes de la liste 2013 du TIME 100 aux côtés du jeune militant pakistanais, Malala Yousafzai, de la première dame américaine Michelle Obama, et de Beyoncé, la diva du R&B.

Omotola est à la fois actrice, chanteuse, star de téléréalité et mère de quatre enfants. Véritable vedette de Nollywood, sa renommée mondiale est liée à l’essor international de la deuxième industrie cinématographique du monde en termes de nombre de films produits.

Employant environ un million de Nigérians, Nollywood captive des millions de personnes à travers le monde dont une grande partie est absolument fan d’Omotola a.k.a OmoSexy. Avec plus de 300 apparitions dans les films Nollywodiens depuis Mortal Inheritance en 1996 jusqu’à la superproduction Ijé de 2010, Omotola est célèbre pour sa grâce et son talent de comédienne.

La diva nigériane est aussi connue pour sa philanthropie notamment à travers son programme Youth Empowerment.

Leaders

Hassan Sheik Mohamud, Somalie

Le président somalien a été nommé dans la catégorie Leaders de la liste TIME 100 des plus influents du monde en 2013 aux côtés du président américain Barack Obama, du jeune leader nord-coréen Kim Jong Un et du Pape François.

Il est connu pour avoir juré qu’il ne permettra pas à des idéologies radicales et tribalistes de grandir dans la Corne de l’Afrique.

« Hassan Sheik Mohamud de la Somalie rejette les politiques de clan destructrices en faveur de mesures anti-corruption et de la réconciliation nationale et en embrassant des réformes vitales pour le secteur de la sécurité et l’économie », déclare Paul Kagame, le Président du Rwanda dans le court récit publié dans le magasine TIME.

A 57 ans, ce politicien bénéfice d’un fort soutien de la société civile locale, des éducateurs, des chefs d’entreprises et des femmes. Elu en septembre 2012, il doit relever le défi de diriger le premier gouvernement permanent somalien depuis 20 ans.

Joyce Banda, Malawi

Nommée dans la catégorie Leaders de la liste du TIME 100, la présidente malawite est également Fondatrice et directrice exécutive de l'Association nationale des femmes d'affaires du Malawi, et lauréate avec le président du Mozambique, Joaquim Chissano, du prix Leadership Afrique 1997.

Appuyant la reconnaissance de Joyce Banda comme l’un des leaders les plus influents au monde, la présidente libérianne Ellen Johnson Sirleaf, a déclaré que : « la présidente Banda possède les atouts fondamentaux pour cette période de grands défis au Malawi et en Afrique. Avant sa carrière politique active, Joyce Banda a créé plusieurs fondations non gouvernementales et caritatives, toutes orientées vers l'amélioration de la vie de ses compatriotes, en particulier pour les femmes. (…) La président Banda s'est engagée à utiliser sa position pour améliorer la vie des femmes à travers le continent, et pas seulement au Malawi. Elle a une grande force. Je suis ravie de ne plus être seule en Afrique. ».

Egalement consacrée dans le classement Forbes des femmes les plus puissantes du monde, Joyce Banda a, depuis son accession au pouvoir, mis fin aux dérives autoritaires de son prédécesseur Mutharika, redonnant un nouvel élan de liberté au Malawi.

Pionniers

Bassem Youssef, Egypte

Agé de 39 ans, Bassem Youssef est un cardiologue égyptien et est aussi l’animateur de la célèbre émission satirique « El Bernameg » de la chaîne CBC.

Très populaire en Egypte, il s’est fait remarqué car il exerce un métier qui peut être très difficile dans un pays où la liberté d’expression est encore à un stade embryonnaire. En effet, Bassem Youssef a été visé par plusieurs enquêtes, et son programme « El Bernameg » a été accusé, dans son pays, de menaces à la sécurité publique, d’insulte au président Mohamed Morsi et à l’islam ou encore de propagation de rumeurs et de fausses informations.

Cela n’entrave point sa popularité, loin de là car les audiences de ses clips vidéo dépassent souvent les 100 000 vues par jour. Bassem Youssef est ainsi devenu, avec son émission, une véritable icône de la contestation au pouvoir. « On peut me traiter de clown ou de marionnette, pour moi c’est un honneur. Pendant la période ottomane en Égypte, les marionnettes étaient là pour se moquer des sultans ! La force du clown, c’est justement de rendre ridicule celui qui est puissant. Et quand on le rend ridicule, on n’en a plus peur », déclare-t-il.

« Même dans ces circonstances difficiles, il parvient à produire un spectacle incroyable : un mélange hilarant de mimétisme, de confusion, d'indignation et de stupéfaction, mettant en évidence les absurdités et les hypocrisies de la renaissance de son pays, le tout manié avec la précision d'un scalpel que, soit dit en passant, il doit savoir manier parce qu'il est un ancien chirurgien cardiaque », indique Jon Steward, le présentateur américain de l’émission The Daily Show. « Je suis un satiriste américain, et Bassem Youssef est mon héros ».

Moncef Marzouki, Tunisie

Le président par intérim de la République tunisienne compte parmi les pionniers de la liste des plus infuents du monde en 2013. Cet homme d’Etat, écrivain, médecin et militant de 68 ans est considéré comme un pionnier extrêment influent en Afrique et dans le monde notammant depuis le Printemps Arabe qui a débuté dans son pays.

Selon Ayman Mohyeldin, correspondant pour NBC, « sa puissance ne vient pas de ce qu’il est, mais de qui et d’où il vient ». Moncef Marzouki est en effet un président libéral de gauche nommé par une assemblée dominé par des islamistes. Il reconnaît qu’il y a deux Tunisies : la Tunisie religieuse et conservative, anxieuse pour son développement socio-économique et la Tunisie séculaire et progressive, terrifiée à l’idée de perdre ses libertés. Il explique que son boulot est de « rassurer » les deux Tunisies sur le fait qu’elles peuvent coexister.

Kingsley Okocha
Analyste sur Next-Afrique
Titulaire d'un MBA,Kingsley travaille à Londres comme responsables du développement Afrique d'un groupe d'import-export. Il est passionné d'innovation et par l'étude des stratégies de développement. Kingsley a rejoint la communauté Next-Afrique en août 2010.


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