Alors que les négociations sur le climat semblent piétiner à Doha, le Groupe Afrique dans les négociations internationales sur le changement climatique a, par la voix de son porte-parole dans une tribune du 4 décembre dans le journal Le Monde, fustigé le « silence radio » des pays du Nord sur l’engagement, déjà discuté au sommet de Nice en 2010 autour de N. Sarkozy, à mobiliser 100 milliards de dollars par an pour les pays pauvres pour qu’ils puissent lutter contre le réchauffement climatique.
Après la brutalité avec laquelle l’armée française s’est introduite à la Présidence de la République Ivoirienne et séquestré son Président en 2011, après l’assassinat du Guide Libyen par les services secrets français (selon le CNT) et une guerre qui en 7 mois a vu la mort de 130 000 Libyens due aux bombardements de l’OTAN, plusieurs voix se sont levées en Afrique pour demander un armement conséquent du continent africain, jusqu’à la nécessité de la bombe atomique.
Du jour au lendemain, le ciel tombe sur la tête des hommes, sans préavis aucun. Un gouvernement est emporté et la nouvelle loi sur le mariage est quand même votée dans la foulée. C’est trop soudain…
Un an après la crise financière de 2007/8 créée par l’excès de dérégulation des dirigeants occidentaux notamment aux Etats-Unis et en Europe occidentale, l’Afrique subsaharienne a témoigné de sa résilience en ne tombant pas en récession. Pourtant, les statistiques avancées présentent des marges d’erreur qui laissent planer un doute sur les intentions réelles du Fond monétaire international dans ses interventions en Afrique. Quelques exemples seront mis en lumière avec le Togo et la Côte d’Ivoire, avec l’Afrique subsaharienne comme référence.
Depuis déjà des années l’Afrique affiche des taux de croissance positifs et supérieurs à 5% en moyenne, ce qui constitue une bonne chose, bien qu’insuffisant pour enrayer la pauvreté qui la caractérise. Les spécialistes de la prospective estiment, avec joie, qu’avec de tels taux de croissance, l’avenir est radieux. Mais est-ce réellement suffisant ?
Entre 2001 et 2007, les saisies annuelles de cocaïne en Afrique de l'Ouest sont passées d'environ 273 à 47.000 kg, selon selon l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Certains analystes y voient une conséquence d'une vigilance accrue quant à l’application de la loi dans la région. Mais, ne doit-on pas y voir un changement significatif du trafic de drogue africain ?
Effectifs pléthoriques dans les amphithéâtres, insuffisance d’infrastructures, manque d’enseignants, de personnel d’encadrement, conditions salariales peu attractives ; ce sont autant de facteurs qui expliquent la crise que traversent les universités publiques.
Comme en 2009 et 2010, la Fondation Mo Ibrahim a annoncé lundi 15 octobre dernier qu'aucun président africain ne remplissait, en 2012, les critères de son prix à 5 millions de dollars US récompensant le leadership d'excellence dans le cadre de la bonne gouvernance en Afrique.
Réserve considérable de matières premières, certains voient en l'Afrique le grenier potentiel et futur atelier du monde, avec près d'un milliard de personnes qui ne demandent qu'à pouvoir travailler et consommer.
J’ai revu une fille de ma promotion au lycée. Plusieurs années après notre baccalauréat et quelques vicissitudes de la vie plus tard, je la retrouve vendeuse dans un marché. Le malaise était évident. Cela sautait aux yeux qu’elle avait honte de sa situation...sans même connaître la mienne...juste parce que j’étais de l’autre côté de l’étalage.